Il faut imaginer Sisyphe heureux.

Violent girl : la suite et fin.

Donc, ma 1ère expérience solitaire fut à Manchester en Angleterre lors d'un voyage avec ma classe. Comme mes camarades ne m'appréciaient pas trop ils ont dû me semer ou un truc du genre dans ce style là ! En + c'était interdit de traîner seul mais moi je m'en fichais il fallait juste que je retourne au lieu de rencontre à Chinatown (oui, comme à New York mais en + petit !) avant 18h. C'était chouette d'être libre car à Manchester vous avez de supers boutiques qui vendent des piercings ou des supers posters des meilleurs groupes anglais (je regrette encore et toujours de n'avoir pris qu'un seul poster de Placebo !). Je me suis promenée, je me suis perdue, j'ai demandé mon chemin, et je suis arrivée à l'heure ! Ni vue, ni connue ! Et j'avais vraiment fait ce que je voulais faire, c'était ça le plus important finalement. Sans mes ptits camarades de classe, j'étais libre comme l'air. Ma ptite promenade à Manchester c'était en Avril 2005 et je me rappelle que c'était à mon retour d'Angleterre que je m'étais sentie guérie de la dépression.

Je me sentais plus forte même si malgré tout je n'étais qu'encore une ado un peu fragile. Il me fallait devenir encore plus forte, mais ça je ne l'avais pas remarqué, pour moi, l'impératif était d'avoir des copines dans ma classe de 1ère dans mon nouveau lycée.
Oui, il m'avait été facile à cette époque d'avoir des copines, j'étais enjouée, c'était un défi pour moi de sire : "Salut, tu t'applles comment, tu viens d'où ?" On était un petit groupe de 4 filles. J'étais contente mais pas longtemps. Car je n'arrivais pas à sortir en dehors de ce groupe, elle se faisait d'autres amis en dehors de notre groupe et je n'arrivais pas à m'intégrer avec leurs autres amis. On était 4, ça ne leur suffisait donc pas ?! Ce fut mon 1er handicap, de +  j'avais déjà mes restrictions anorexiques et donc les crises associées. Elles ne comprenaient pas pourquoi, je mangeais peu puis le lendemain, je mangeais plus. J'inventais des mensonges et puis après le repas j'allais sur Internet ou aux toilettes. Je parlais peu, j'étais pas la leader de ce groupe, je me sentais tout de même un peu en retrait, mais j'arrivais pas à aller vers les autres, je ne voulais plus faire d'efforts. A partir de ce moment, j'ai commencé devenir égocentrique : les bonnes notes et mon poids étaient mes soucis majeurs. Pour les bonnes notes, j'avais pour mentor en qque sorte, la meilleure élève du groupe que nous formions nous 4. De cette bonne élève, j'en suis tombée amoureuse et je commençais à réaliser que leur histoires d'amourettes adolescentes me tapaient sur le système.
En juin 2006, juste après l'épreuve anticipée de français et d'éco, ces filles m'ont laissée tomber, parce que à cause de mon manque de diplomatie j'avais dit une boulette et cassé une histoire d'amour naissante et aussi parce que j'étais tombée amoureuse d'une fille hétéro, qui apparemment avait vu des semaines à l'avance que j'étais raide dingue d'elle, qui ne cessait de parler du mec qui lui plaisait, qui faisait des remarques sur mes ongles coupés trop courts, etc....

Pendant l'été 2006, j'ai eu peur de me retrouver toute seule à la rentrée. Ce fut le cas, mais finalement ça m'a bien plu. Seule, j'étais libre et cette idée m'a enchantée. J'ai regardé les autres avec un oeil différent, j'ai découvert la philosophie, j'ai commencé à tenir ce blog, j'ai écrit, j'ai analysé qui j'étais, j'ai rejeté l'idée de la vie après la mort, d'agnostique je suis passée athée, j'ai compris que le sens de ma vie était d'atteindre mes objectifs un par un, je crois que j'ai essayé de cacher très loin dans mon esprit les reliquats des restes de mes idées suicidaires.
J'avais mûri, j'étais devenue adulte même si je n'avais que 17 ans et que je n'étais pas majeure, je me sentais plus libre car je ne croulais pas sous les paperasses administratives !

Me voilà aujourd'hui du haut de mes 18 ans et de mon statut d'étudiant avec mon propre numéro de Sécu étudiante à la con, un monceau de paiper pour mon orientation scolaire sur le bureau un autre tas pour la Sécu étudiante. Et sous prétexte que j'ai 18 ans, je suis obligée de garder toutes ces paperasses dans ma chambre car comme dit ma mère : "T'as 18 ans, à toi d'en assumer les conséquences administratives".
Sans compter, que la dirlo de mon école va même jusqu'à téléphoner à mon père pour leur demander si je vais bien parce qu'il trouve que je vais mal. Me v'là fliquée alors que je vomissais tous les midis dans les chiottes du lycée alors que j'étais même pas majeure !
18 ans, énervée, en colère, et tellement cancre que je me laisse à regarder la Star Ac' et j'ai pas ouvert un bouquin de philo depuis au moins 5 mois ! Je commence à avoir le cerveau tout rabougri, bon, peut-être moins que les poivrots de ma classe. Au moins, je suis largement plus responsable qu'eux car je ne bois pas. Je sors même pas le soir. C'est limite qu'on me reproche de pas sortir. Les jeunes de 20 ans ne savent faire que ça : boire, se donner des surnoms à la con, écouter de la techtonique et finir par vomir leur surplus d'alcool. Ils me font pitié, ces gamins. Sans compter les kébabs et les McDo.
Moi, j'aime pas l'alcool, j'aime pas la bouffe grasse et j'aime pas les conversations pour ne rien dire dans le style : "Bidule à quitté Truc, mais ni Truc, ni Bidule ne veulent se parler franchement ni même par sms !" Et ça, ça les fait jaser pendant 2 semaines surtout que Bidule est incapable de résoudre une équation du 2nde degré, ni même d'écrire 3 mots en français sans fautes, ni même de pouvoir aligner 2 mots en anglais.

Oui : je fume 5 clopes par jour et je suis solitaire. Je ne pense pas avoir les pires vices. Mais qu'en ça sort de l'ordinaire, ça choque les gens.
Mais mieux vaut être seule que mal accompagnée !

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Violent girl.

Je me demande si il est indispensable pour la reconstruction de soi, de trouver la cause d'une dépression qu'on a subi. A vrai dire, je ne sais même pas vraiment comment, je m'en suis sortie, il y a près de 3 ans maintenant, ni même encore moins, j'ai pû sombrer ainsi.
Petit à petit, la dépression s'est installée. Au début, ce n'était que des sensations de vide ponctuels, puis un vide permanent, une fatigue constante, une hypersomnie, un retrait social, même pas voulue. J'ai été de plus, la tête de Turc de certains élèves. J'étais maltraitée, en + d'être dépressive.
a cette époque, j'étais beaucoup maltraitée par des mecs de ma classe ou d'autres classes. Insultes et remarques désobligentes. Sentiments de honte et de culpabilité en plus de l'état dépressif.
Je crois que le jour où j'ai failli me retrouver en garde à vue au commissariat, car j'avais tenté d'agresser le mec qui m'insultait, qui me harcelait constamment, ce jour-là me fut salvateur. C'était comme ci, je me noyais pendant un an et demi dans une mer déchainée et puis enfin et tout d'un coup, je trouvais la force d'esquisser quelques brasses, de respirer mieux et plus librement et de voir la côte au loin.
Quand j'étais dépressive, je me lançais des coups de pieds violents au cul avec la tentative de suicide et l'agression. Mon psy, il disait que je ne savais pas parler et je communiquais que par des actes violents. Il n'avait pas tort.
D'autant plus que j'ai guéri le mois qui a suivi la tentative d'agression. J'étais devenue qqn d'autre. Forte, puissante et égoïste. Dans la classe, à cause del'agression, ils me craignaient tous. Ils me parlaient différemment, il y avait qqchose qui avait changé et qui ne me déplaisait pas. Non, qui me plaisait même. Je me façonnais une personnalité post-dépressive. Je me sentais comme un petit tyran. Mais je craignais toujours la solitude. Ma 1ère expérience solitaire c'était en Angleterre, à Manchester, mais la suite c'est pour une prochaine fois....

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Pas diplomate pour un sou...

Je manque vraiment de diplomatie. Parfois, je suis contente car au moins je suis franche. Mais, je ne suis pas assez culottée pour dire tout haut ce que je pense tout bas. Ainsi, j'évite de passer pour une effrontée.
Mon dernier manquement à la diplomatie, c'était dans le bureau de la prof principale :
"Pour le BTSA IAA, on peut le faire à la Roche, je crois bien ?"
Et moi je réponds : "Oui, je sais mais je vais le faire dans le public."
Sur le coup, j'ai pas réalisé la portée de mes paroles, mais je l'ai remarqué que bien après, et je m'en sentais assez fière puisque j'avais osé qqchose où il faut du toupet. Quand, je fais ce genre de truc, je me sens super forte, je suis super contente. Le problème c'est que je n'y arrive pas souvent, avec mes parents ou avec mes camarades de classe c'est dur. Pourtant, mon frère sans être trop effronté arrive à avoir ce genre de répliques face à ma mère et à lui dire par exemple qu'elle le fait chier, mais moi, ça, j'arrive pas.
De toute façon, je n'arrive pas à parler aux gens et encore moins à décrypter leurs paroles, émotions et sentiments. Je sais pas réconforter les gens, je ne sais pas exprimer mon affectivité, ni même à mes parents. Même dans les commentaires, je trouve qu'il y a des gens qui arrivent à écrire des comm's chaleureux avec des petits mots d'affection, du style "je t'adore" ou "ma choupinette" et j'en passe, moi je n'y arrive pas, je trouve ça presque indécent, je suis toujours en train de me demander ce que va penser la personne si je lui dis ou écris ça.
Je n'arrive pas à me lâcher avec les gens. Tout le monde dit de moi que je suis discrète, ou alors timide, ou alors en maque de confiance en moi ou le pire des pires : que je suis dépressive.
C'est juste que je ne sais pas m'y prendre avec les gens. C'est pour ça que je n'aime pas le commerce. Je veux pas aller voir des gens, leur parler et essayer de leur vendre de la bouffe. J'ai même penser à être diététicienne, mais je veux pas parler à des gens, enfin passer mon temps à perler aux gens. Chef de production dans une usine ou un abbatoir c'est finalement mieux. Contrôler et surveiller que tout marche bien. Mener une bonne production. Pas besoin de tellement parler finalement.

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J'ai 30 ans...

Dans vos commentaires, la plupart d'entre vous avez remarqué que je suis différente des autres. En écrivant, mon dernier article, je n'y avais pas pensé sur le coup mais c'est vrai finalement. Je suis même plutôt contente de cette différence. Mais quand on a connu l'enfer de la depression comment ne pas être différente ?
Eux, ils n'ont pas connu ça mais gardent leur innocence et leur immaturité puériles.
Je suis aussi différente d'eux parce que j'ai mes propres valeurs quant au travail ou aux valeurs intellectuelles. Dans mon travail, je cherche toujours à faire bien, pas eux. Je lis beaucoup et ai acquis une culture générale importante. Je cherche toujours à améliorer mon cerveau, pas eux. Je suis toujours à la recherche du meilleur, du mieux.
et puis, je suis responsable. Quand je vois parce qu'il n'y a plus papa et maman derrière eux, ils commencent à picoler, ils me font pitié ! De gros soulards !
Il y a un truc que j'abhorre chez eux, c'est le fait qu'ils se donnent des surnoms niveau CE2. La blondasse c'est "La Poule", une autre fille c'est "La Poche". Ils ont jamais essayé de me surnommer, mais si ils essaient...

Et les profs les considèrent comme des adultes. Enfin, des jeunes adultes. Mais des adultes comme même. Ah, bon ! Mouais, si ils veulent. Moi, je ne les vois ni plus, ni moins comme des ados post-pubères. Moi, ça fait un an que je suis adulte. Je le ressens. Parce que je suis passée au stade supérieur de la maturité et de la responsabilité.
J'ai souvent l'impression d'avoir 30 ans. Sauf, qu'on me considère comme ces pauvres gamins de 20/23 ans. Mais je n'ai que 18 ans et mon corps me trahit.

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I need a friend

Qu'est ce qu'elle est conne cette fille ! L'autre jour j'étais en cours de compta(bilité), je m'emmerdais alors je jouais au sudoku. J'étais au denier rang à côté du chauffage, enfin, bref, j'étais à la meilleure place pour une cancre comme moi. Cette conne de fille, la blonde se retourne et me dit : "Tu joues au sudoku, pfff, c'est intéressant la compta si tu trouves un mec agriculteur faudra pas que tu en fasses un jour !" Après elle m'a dit un truc du style comme quoi, j'étais pas assez féminine ou que je sortais jamais et que donc que je trouverais pas un mec, etc. Et, oui, parce que cette conne de blondasse dès qu'elle a un mec même pour qques semaines, tout le monde est au courant, elle s'en vante, même. Moi, je lui ai répondu que si j'étais pas aussi belle qu'elle j'étais au moins plus intelligente. La pseudo-conversation s'est arrêtée là. J'ai repris mon sudoku, j'ai tout de suite oublié ce qu'elle m'a dit mais je réalise qu'au fil des jours elle n'a pas si tort, mais qu'en même temps, je ne devrais pas prendre au sérieux ce qu'elle me dit parce que même si elle a 2 ans de plus que moi, je ne pas m'empêcher de trouver cette meuf si niaise et si puérile.
Ils sont tous comme ça : puérils. De grands enfants à qui on a donné par le fait qu'ils avaient plus de 18 ans la possiblité de boire. Ils ne savent faire que ça : boire et raconter des conneries. Leur phrase favorite : "T'as fait quoi à 2h du mat' après le bar ?" Et, vlà, qu'après ils commencent la discussion, sur qui à vomi et leur souvenirs à moitié effacés parce qu'ils étaient complétement bourrés.
Même ceux que je préfère dans la classe, je ne les aime pas. Parce qu'ils sont trop immatures. Ils sont pas vraiment adultes. Même moi, je suis 15 fois plus adulte qu'eux, même si je traverse une crise d'identité plus adolescente qu'adulte. Et en plus tout le monde me dit que je devrais être moins solitaire, même cette blondasse, et je pourrais être reconnaissante de cette blondasse, si elle me disait : "Viens sortir ce soir !". En fait personne ne me dit ça, alors qu'il faudrait juste que je sois boostée par qqn, que qqn se rapproche de moins, me donne qques clefs pour réussir à aller vers les autres.
Mais non, que nini, nada, nothing, nichts, que dalle ! Tout ce que je vois, c'est leur pitié, un peu comme ce gars qui est la grosse-gueule dans ma classe et qui se doute à mort de mes TCA et qui le matin me dit "salut" et m'affiche un sourire :"Allez, courage, même si j'ai pitié de toi, ça doit être dur ce que tu vis !" Je lis ça dans son sourire. Je sais lire dans le regard, les mimiques des visages des gens tellement plus révélateurs qu'une parole.
J'ai l'impression, qu'aucun n'ose me regarder dans les yeux, comme si ma présence les gênait. Ca les gêne, je le vois bien, ils doivent pas comment s'y prendre avec moi, mais moi de toute façon, je ne sais pas comme m'y prendre avec eux et même avec moi-même.
C'est pour ça que je veux pas voir de psy : je veux être aidée sur le terrain, me connaître moi-même par de l'empirisme pur et simple. Pas en analysant, ce que je suis. J'ai pas envie de passer mon temps sur un fauteuil, à ranconter des trucs dont j'oublierais la moitié de tout dire.

Pourquoi est ce qu'avant mes 14 ans, les filles se rapprochaient naturellement de moi ? Pourquoi, est ce que j'avais rien à faire et elle venait me voir ? Même, si c'était des filles paumées, en foyer, mythomanes, violées ou anorexiques, je m'en fous finalement. Elle me confondait avec un psy, mais finalement je veux bien m'en foutre.
Au moins, elles s'attachaient à moi, sans que je ne demande rien. Pourquoi, plus personne ne vient me voir ? Pourquoi plus personne ne s'attache plus réellement à moi ?

Je voudrais tellement une amie, le genre de filles à qui tu penses à elle et qui te donne l'envie de te réveiller le matin. Une amie que dès que tu la vois tu ressens une joie immense. Tu te sens joyeux, plein de vie, et ce qu'elle te donne tu lui rends par ta simple présence.
C'et parce que les gens à partir du lycée sont plus enclins à se retrouver en groupe ? C'est peut-être ça un indice de la solution.
Et, puis, merde après tout, parce que putain, j'en ai marre d'attendre depuis 5 ans. J'attends que ça finalement. C'est ça que je veux tout de suite maintenant, c'est même pas de peser 40kg, mais d'avoir une amie, un catalyseur en relations sociales et qqn pour qui tu comptes beaucoup.
Et j'attends, j'attends, et pendant que j'attends mon égo ne cesse de se sur-dimensionné, me prouvant chaque jour que je me suffis à moi-même.

Hier la blondasse, me regarde avec un grand sourire nargueur et me gratifie d'un "salut, pollueuse", juste parce que je fumais une clope. Et ma prof rincipale avait osé prétendre que cette blondasse, je devais la considérer comme une amie parce qu'elle semblait s'inquiéter pour moi. Moi, j'avais répondu, qu'elle n'était pas une amie pour moi.

Pour moi de toute façon, l'amitié c'est aussi fort que l'amour mais sans l'envie sexuelle. Alors, non, personne dans ma classe n'est mon ami.

PS : Saleté de rhume ! Même pas fichue de vomir correctement. Je vomis des glaires. Bon Diou, je vais digérer ces 435kcal de sandwich...

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I can't eat properly !

J'ai des maux de ventre depuis ce midi. C'est parce que je mange pas assez pourtant à 16 h j'ai mangé. Je n'ai plus cette sensation d'euphorie, pourtant je devrais être contente demain ou après-demain, je ne sais plus exactement quand, ça fera 2 semaines sans crises.
En tout cas, j'ai ma faim anesthésiée, l'appétit réfréné. 2 semaines sans crises c'est énorme ! J'en reviens pas. Je voudrais vraiment que ça reste comme ça. Ne pas manger le midi, ne pas avoir peur de grossir en mangeant une part de quiche ou 3 crêpes, déguster un plat comme les manchons de canard dimanche midi.
A partir de samedi, j'ai un challenge à réaliser. Enfin, c'est le même challenge que pour les autres vacances ou le week-end, vous savez mes fameuses 1000/1200 kcal par jour. Je trouve ça autant difficile à chaque fois, autant inquiétant à faire. Pourtant, je sais au fond de moi, que tant que je reste chez mes parents je garde mon corps en bonne santé, si on exclut mon hypotension, ma frilosité et les sensations étranges dans les membres.
Comme je l'avais déjà dit dans un autre post, seule, je ne sais plus manger. Je suis incapable de manger un sandwich le midi sans en avoir peur, me demander si c'est bien raisonnable ou sans que ça me donne l'envie de criser. Alors, je ne mange pas et c'est finalement plus simple, moins inquiétant.
Je me demande qu'est ce qui sera de mon alimentation si j'ai une piaule l'année prochaine. 3 yaourts par jour, des repas de légumes et de poisson, le régime Atkins ? Ou le pire : jeûne et crises ?
Pourtant, je connais les recomandations nutritionnelles de l'Etat avant même qu'ils lançent leur campagnes publicitaires, je sais ce qu'il faut manger pour être en bonne santé, garder un poids stable. Je connais même tous les régimes à la mode mon préféré c'est le régime hypocalorique celui qui fait moins peur, celui que j'ai toujours suivi, celui où les gens perdent 5kg en 2 semaines avec 1000 calories/jour alors que moi en 2 semaines je peux en faire qu' 1 ou 2 au maximum.

J'aimerais bien être une jeune femme de 18 ans qui mange normalement et qui fait un régime de temps en temps du type Special K ou autre bêtise, qui perds 5kg puis remange normalement et puis qui refait un autre régime et cette fois le régime Mayo et qui reprend etc....

 

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Pourvu que ça dure !

Je suis euphorique de ne plus avoir faim et d'avoir perdu 2 kg pendant le mois de janvier. Comme je suis contente. En + je suis contente d'avoir mentie à ma prof principale sur le fait que je ne mange pas le midi. Aucune des grandes personnes ne le savent. Tant mieux. Qu'ils me laissent seule et tanquille pendant qques mois c'est tout ce que je demande.

Samdi il y avait un joli 44kg tout rond sur la balance, presque mon poids à qques centaines de grammes près, d'avant les vacances de Noël. J'ai fait du stepper comme une tarée ce week-end, il fallait bien que je brûle les calories des crêpes. Et, oui, j'en ai mangé et j'ai pas crisé du week-end.

Je me sens bien, je suis contente qu'on me foute la paix. Je suis contente de n'être plus convoquée toutes les semaines. De toute façon, ils vont me garder même avec mes notes pourries, de ce côté je suis sûre qu'il n'y a pas de risques. Maintenant, je sèche même les cours de sport, parce que j'ai trouvé personne pour m'y emmener en voiture et puis tant mieux car dans la salle il caille, et moi, évidemment, j'ai toujours froid. Et puis j'ai pas envie de faire 2 km dans le froid à pieds. Je me la coule douce, quoi, en cours de compta, je suis au fond de la classe près du chauffage et je fais du sudoku. Je m'occupe comme je peux, quoi !

Je bosse pas, je perds du poids et même que mes parents ça va à peu près bien en ce moment.
Le seul truc qui m'a énervée c'est qu'à minuit et demi , je dormais toujours pas et j'avais peur de me réveiller fatiguée. Ce ne fut même pas le cas. Je dors plus que 6/7 heures par nuit et j'ai comme même une pêche du tonnerre. Je ne me reconnais plus ces jours-ci et c'est tant mieux ! Un peu de changement, ça fait pas de mal ! Pourvu que ça dure !

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Zen Attitude

Je ne saurais dire vraiment pourquoi mais ces 2 dernières soirées et même après-midi, je me sentais super bien. Et même cet aprèm et ce soir. J'arrivais même pas à m'endormir avant minuit voire minuit et demi et je n'avais pas trop de mal à me réveiller le matin. Une douce excitation, avec un esprit complétement zen s'empare de moi.
Je me sens un peu comme si j'étais amoureuse, mais non, ce n'est pas le cas.
En tout cas, ce dont je suis super contente c'est que ça fait une semaine voire un peu + que je n'ai pas crevé d'envie de manger. Aujourd'hui j'ai tellement peu bouffé. Ce matin, une pomme et un yaourt, absolument rien dans la journée et ce soir une assiette de légumes, de la salade, 2 tomates et un yaourt. J'aimeais tellement ne plus jamais criser de ma vie, en ce moment c'est le truc dont j'ai peur. J'ai enchainé 5 jours parfaits sur le plan de la nourriture. J'angoisse un peu pour le week-end à cause du repas du midi, mais aussi parce que j'ai faim et comme j'ai le temps, je suis plus obsédée par ma faim et la nourriture. En plus demain  c'est la Chandeleur. 2/3 crêpes ce sera pas le drame.
Objectif pour le week-end : ne pas criser et manger très raisonnablement.

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L'entretien avec la prof principale

Je n'aurais pas du m'inquiéter tant que ça pour le RDV avec ma prof principale. C'était moins pire que je ne le pensais. Elle s'inquiétait plus pour mon isolement et voulait en savoir la cause. Je lui ai dit que j'avais l'impression d'avoir 30 ans et que les élèves de ma classe je les trouvais avec leur moyenne d'âge de 20 ans, trop immatures. Elle a répliqué qu'il fallait que je gomme ce décalage pour m'impliquer à être avec les autres de mon âge (qui sont en réalité plus vieux que moi parce que je n'ai que 18 ans après tout). Elle a raison. Elle m'a dit que je devais dès aujourd'hui faire des efforts.
En plus elle pense que j'ai 2 personnes en moi, une pour l'école et l'autre pour chez moi, dans ma famille. Elle m'a demandée qui j'étais réelement entre ces 2 personnes et je lui ai dit que je ne savais pas.
Elle m'a dit aussi que c'était pour mon bien qu'ils ouvraient les yeux sur les personnes qui vont mal plutôt que de ne rien voir. Que c'était pas une agression et qu'elle pouvait me donner des adresses pour consulter, mais j'ai refusé. J'ai dit que j'en avais pas besoin.
Et elle m'a demandé si j'étais toujours comme ça, pourquoi j'étais comme ça. Je lui ai dit que c'était dans ma nature. J'allais pas comme même lui dire que sur mon orientation sexuelle je suis complétement paumée et que de là c'est construit mes TCA et qu'à cause de mes TCA, je m'isole ou plutôt me cache. Parce que c'est pas un psy qui me dira si je suis bi, lesbienne ou hétéro.
Et pour terminer l'entretien je lui ai dit que malgré les rumeurs qui circulaient sur moi, je mangeais à midi un sandwich. Pour ça, elle m'a crue et tant mieux.

Ce que j'en ai retiré de cet entretien, c'est que cette année perso pour moi, j'ai pas envie de m'intégrer à un groupe ou avoir des relations sociales mais l'année prochaine je devrais le faire. Le problème c'est mes TCA qui m'obligent à m'isoler. Et tant que je serais isolée, je pourrais pas rencontrer un mec ou une fille pour déterminer ma sexualité. En clair, il faudrait que je me force à manger normalement pour voir clair dans ma sexualité.

Allez, plus que 7 mois dévoués à mes TCA et perdre qques kilos. Après on avisera....

(Oh, putain, qu'est ce que c'est bon d'entendre mon estomac gargouiller, de savoir qu'on va pas grossir parce qu'on est vide....)

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Ne PAS lâcher le morceau

Depuis combien de posts vous parlé je de ce fameux coup de fil de la directrice ? Une bonne semaine en tout cas. Et c'est pas fini, croyez-moi. Comme je l'avais dit, je suis allée voir ma prof principale ce matin juste après le cours. Elle m'a dit que c'était trop long, d'en parler "qu'on allait pas faire ça en 5 minutes". Donc, RDV demain à 9h30.
Je ne sais même pas de quoi elle veut vraiment me parler. Ca fait 4 mois qu'elle tourne autour du pot cette prof avec mes TCA. Je ne lâcherai pas le morceau. Jamais je ne lâcherai le morceau.
Là, j'ai peur qu'elle téléphone à mes parents. Heuresement, que j'ai dit à la dirlo qu'il fallait pas inquiéter mes parents parce que je suis une ancienne dépressive et que maintenant tout va bien et que j'aime pas qu'ils les inquiètent, surtout sans mon avis. Et puis, elle va comme même pas téléphoner à mes parents toutes les semaines. Qu'est ce que je panique !!!
Demain, il n'y aura pas d'aveux de ma part. Il y aura que du mensonge, comme d'habitude. Ca va être dur, car face à cette prof j'arrive même pas à mentir. Bon sang, je vais avoir le coeur qui va battre à 120, ça va être terrible. En même temps, j'ai trop hâte d'être demain pour savoir ce qu'elle me veut vraiment.

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Addicted to it.

Comment savoir si je vais bien ou mal ? Le coup de fil de la directrice, l'inquiétude de mon père, les déductions sur mes TCA de ma prof principale et des élèves tout ça me renvoie à penser à ma souffrance.
Je dis à tout le monde que je vais bien, je me dis à moi-même que je vais bien, ne serait-ce pas en train de mentir aux autres mais surtout à moi-même ?
Ma solitude. Une seule explication : mes TCA. Manger seule pour (ne pas) manger ce que je veux. Me cacher pour être sure de cacher ma maladie.
Je suis énervée, en colère. En colère d'être si accro à mes troubles du comportement alimentaire. Ca pourrait aller mieux si je ne souffrais plus de cette maladie. Mais comment pourrais-je être plus heureuse avec 5 kg de plus ?
En plus je ne suis même pas sure que si je me remettais à manger normalement ou voir être guérie, j'irais plus vers les autres. Pas sûre, pas sûre....

Et puis, il y a un côté excitant, inconnu chaque jour. Que vais-je manger ? Vais-je criser ? Dans 2 mois serais-je plus mince ?
J'aime presque ça d'avoir des TCA. Pourtant, ça ne mène à rien, finalement.... 

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Week-end multimédia

Bon week-end. Enfin, uniquement musical. Parce que j'ai fait la découverte du site Jamendo, un site où la musique est libre de droit et où on peut la télécharger gratuitement ET légalement. Cette philosophie de la licence commune me plaît, au moins c'est de la musique pour de la musique et non pas de la musique pour le fric. Comme ça : à bas le markétoche !!!! Et à bas le merchandising !!! Vous comprenez pourquoi ça me plait bien et pourquoi j'ai toujours téléchargé Tokio Hotel plutôt que d'aller enrichir Universal ou autre major à laquelle appartient Tokio Hotel.
En tout cas, j'ai découvert un groupe extra et depuis samedi je n'écoute plus que ça : All:my:Faults (
http://www.jamendo.com/fr/artist/allmyfaults). C'est du dark industrial gothique allemand et j'adore. En fait l'indus, j'ai découvert ça avec Marilyn Manson à l'âge de 15 ans, puis après je suis passée aux Allemands avec L'âme immortelle et OOMPH!. Comment décrire cette musique ? C'est assez mélodique mais en même temps assez violent par les sons électroniques présents et des bruits qui percutent. Il y a pratiquement que les Allemands qui font ça (non, non, Tokio Hotel, ce n'est pas de l'indus, lol, ni même Killerpilze et autres groupes pour les adolescentes !!).
En parlant de Tokio Hotel, vous avez vu ? Ils ont gagné un NRJ music award. Coup de bol, j'étais seule chez moi et coup de bol à 21h45 ils avaient reçu leur award ET chanté (ils devaient avoir une autorisation de sortie de leurs parents limitée à 22h, lol, ptdr !!!!!), comme ça j'ai pû regarder un film sur la 1ère guerre mondiale sur TV5, plutôt que d'écouter Rihanna et Jenifer chanter (là, mes pauvres oreilles en ont pris un coup !!).
En + ce week-end il y avait de bons films le soir (pour une fois). Samedi, "La tranchée des espoirs" sur TV5. Ca parlait des trèves entre français et allemands lors de la 1ère guerre monndiale. C'était avec Christina Réali, actrice avec beaucoup de charme que j'apprécie. Et dimanche, "Les rivières pourpres" sur TF1. J'avais lu le bouquin il y a au moins 3 ans, je me souvenais à peine de l'histoire. La fin était bizarre, trop rapide, mais à vrai dire je ne m'en souvenais plus trop. En tout cas, ces histoires de meurtre où l'on coupe les mains et enlève les yeux avec des bâtiments austères sur fond des montagnes des Alpes, j'ai trouvé ça assez lugubre. Heuresement, j'en ai pas fait de cauchemards, les cadavres étaient je trouvais trop artificiels pour être réels !

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Joe a ri (lol !)

Sous les conseils avisés de Oli, j'ai décidé de m'attaquer à la fenêtre de Johari qui sert à représenter la communication entre 2 entités. Les 2 entités sont moi, Sisyphe et l'autre entité, mes petits camarades de classe ou plutôt en général ceux de l'école, personnel compris !
Moi je trouve plutôt ça ardu comme tableau parce que j'arrive pas à le remplir entièrement ! Regardez par vous même ca vous parlera mieux :

Zone publique : Connu de moi et des autres.   *         Zone aveugle : Seulement connue des autres :
- Mon identité                                               *        - Ce qu'ils pensent de moi
- Mon esprit solitaire                                             - Ce qu'ils sdoutent sur moi
- Mon introversion                                           *
- Que je n'aime pas ma formation                    *
- Que je vais changer de formation                 *
- Mes capacités intellectuelles                         *

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Zone cachée : Seulement connu de moi :                Zone inconnue de moi et des autres :
- Mon homo/bisexualité                                   *        - Ma véritable sexualité
- Mes vrais TCA                                           *            - Mon futur
- Ce que je pense d'eux                                 *             
- Ce que je doute sur eux                            *
- Ma tentative de suicide                              *
- Mon automutilation                                   *
- Les vraies raisons de ma solitude              *

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Colère

C'est sur que je ne vais pas forcément super bien. Mais je ne me sens pas déprimée. Plutôt démoralisée d'aller en cours. Me lever pour aller en cours de markétoche, de force de vente ou bien le pire des cours qu'est la gestion c'est complétement démoralisant et je me dis le matin en me levant : "Oh, putain !!! J'ai cours de gestion !!"Si j'aimais ce que je fais actuellement il est sur que je serais plus impliqué, mais ce n'est pas le cas.

En tout cas, il semble que mon père n'a pas parlé à ma mère du coup de fil de la directrice et tant mieux après tout. Je tiens pas à ce qu'elle s'inquiète car quand elle est inquiète pour moi c'est plus pire que mon père qui est inquiet pour moi.

C'est sur, je suis en colère. Un peu contre les gens mais surtout en colère contre mes troubles du comportement alimentaire. Parce que c'est ça qui façonne ma personnalité, mon esprit. C'est ça qui m'isole et me rend trop perfectionniste. Ce qui m'énerve c'est que j'ai l'impression que ce que je cache depuis 4 ans maintenant, cette cachotterie s'effrite peu à peu. J'ai l'impression que plus je me cache, moins je me cache de l'esprit des gens. Il le voit que je suis seule, il se demande pourquoi. Le pire c'est qu'ils remarquent que je me cache à des heures opportuns comme à midi ou bien quand il faut manger en public comme la galette il y a 2 semaines ou le pic-nic du mois de septembre. Même dans les rares soirées où je suis allée, je ne touche pas aux biscuits apéritifs et ne prend qu'une bière. Ils ont lu à travers mon comportement. Merde, ils sont plus perspicaces que je ne le pensais. Ca me met en colère surtout qu'il y a un an, je mangeais à la cantine et j'allais systématiquement me vider aux toilettes. Pendant une demi-heure, je disparaissais et personne ne s'en était remarqué. Ca, c'était chouette. Je pensais que c'était super facile de se cacher, super facile de mentir. Et ce "super facile" s'écroule. Ca m'énerve. C'est comme les fumeurs nerveux et tendus parce qu'ils ne peuvent pas fumer. Moi, je ne peux plus garder mes sales habitudes alimentaires, ou plutôt c'est plus dur, je ne me sens plus libre face à ça. Oui, ma liberté s'effrite également. Il y a des jours, j'ai l'impression que mes TCA sont un choix de vie, peut-être par facilité après tout.
Non, je n'ai pas envie qu'on le découvre et qu'on me force à me soigner. J'ai pas l'impression d'être en danger, j'ai 18 ans maintenant, je suis majeure, laissez moi libre, en paix.
A 17 ans, je me sentais finalement plus libre qu'à 18. J'ai l'impression qu'on me guette, qu'on m'épie qu'on essaie de savoir ce qui ne tourne pas rond en moi. Je ne veux pas qu'ils découvrent ce qui ne va pas.
Vous pourriez vous dire que maintenant ça pourrait être une main tendue pour guérir. Que je devrais en parler. Mais je ne veux pas, je ne peux pas en parler. Croyez moi en tout cas que si j'étais dépressive, ces mains tendues je les aurais prise, mais je ne suis PAS dépressive. Tant que je ne suis pas dépressive, la vie est belle. Belle c'est un grand mot, mais elle est vivable sans que je me sente mal.

Sinon, je suis retournée voir la directrice lui dire que je vais bien. J'ai l'impression qu'elle ne m'a pas crue parce que tout de suite elle a enchainé avec mes relations avec les autres de la classe, le fait que je sois seule. Alors, je lui ai dit que c'était ma nature et elle m'a dit qu'il fallait que je lutte contre ma nature et que j'aille vers les autres sinon ils allaient s'éloigner de moi.
Mouais, le seul problème c'est qu'il existe pas de mode d'emploi pour les relations sociales. Sinon, je l'aurais appris par coeur depuis belle lurettes !

Sinon, il y a un autre truc qui m'a énervé et qui m'énerve toujours même si c'est pas grand chose et que ça s'est passé il y a 2 jours. On était en cours d'anglais commercial, on devait travailler en binôme, on devait faire une description d'un produit alimentaire, pas de bol j'avais la viande, déjà que j'y connais rien en français, mais bon ! La meuf du binôme c'était une merde. Elle n'avait pas envie de faire du bon travail. Moi, je supporte pas qu'on ne puisse pas faire un travail de qualité, c'est mon côté perfectionniste lié à mes TCA. Cette meuf en avait strictement rien à foutre. On a écrit même pas 10 lignes alors qu'on aurait pû écrire une page facile. En + il y avait des fautes. Mais à chaque fois que je lui faisais une remarque sur la construction du passif anglais ça semblait l'excéder, alors je me suis tue. Quand on l'a rendu j'étais verte : 10 lignes, 3 fautes de grammaire. Je l'aurais fait seule, j'aurais écrit une page sans faute énorme de grammaire. La quasi perfection !!! En anglais, il m'est impossible, vu mon niveau de rendre un travail baclé. Chaque matière a pour moi sa perfection. Enfin, seulement pour les matières générales cette année ! On peut toujours faire mieux dans tout à l'école. Le jour où j'ai réalisé ça, j'avais atteint mon poids le plus bas.

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Les emmerdeurs

C'tte conne de dirlo qu'a appélé mon daron cet aprèm', ça me fait chier grave ! Selon elle, je vais pas bien, alors v'là la discussion que j'ai eu avec mon père complètement inquiet. "Faut me dire si il y a qqchose qui va pas". La discussion a commencé et a fini comme ça.
Parce que selon C et M, 2 filles qui sont censées être mes plus proches copines, je vais pas bien, j'ai pas le moral et la directrice l'a vu remarqué aussi.
Merde, si j'ai plus le droit d'être seule !
Ils sont sympas les gens de ma classe mais pas cultivés. J'en ai rien à foutre si vous trouvez que j'ai la grosse tête ou que je suis dédaigneuse ; mais j'ai une culture générale impressionante comparée à mes camarades, j'aime le travail bien fait, je suis bosseuse, j'ai lu Sartre et Camus, j'écoute du black métal, j'ai des idées politiques affirmées. Je suis pas la dernière des connes. Je suis tout leur contraire, j'ai rien en commun avec eux.
M, c'est une fille un peu nunuche et C, je sais pas, il y a un truc qui m'inspire pas chez elle, je sais pas quoi.
C'est vrai que je délaisse les gens que je ne suis pas motivée en cours c'est parce que j'attends la rentrée de septembre 2008. Demain, faut que j'aille retourner voir la directrice et parle à C et M.

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