Il faut imaginer Sisyphe heureux.

Hunger

J'ai faim et ça ne me fait rien. Pas envie de criser, ni de manger, la faim est là mais ne me blesse pas.
Ca fait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi puissante et pleine de contrôle envers la bouffe. Plus de crises, ni de vomis, je me sens enfin libérée d'une certaine dépendance. Mon esprit est plus libre, mon corps plus léger. Je n'en sais trop rien si j'ai perdu du poids, mais pour le moment peu importe.
Pas de petit dèj, ni de goûter, me lever à 10h et déclarer à midi que je n'ai pas faim, ou que je n'ai pas envie de manger de viande. Voilà, ma technique, qui passe inaperçue ! Et je rajoute à cela 200 abdos et 500 kcal brûlées avec le stepper. En clair, je brûle la moitié de ce que je mange et ça m'occupe pendant 2 heures.
Ma dernière crise date du 1er juin et mon dernier gros vomito de la mi-mai ! Je progresse !!

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English and German !

Je me suis lancée hier, un défi pour mon estime personel : apprendre en tant que faux-débutant la grammaire allemande du groupe nominal jusqu'au subjonctif II. Enfin, bref, toute mes bases de collège, que j'ai perdu car ça fait 2 ans que j'ai arrêté l'allemand !

Ensuite, je vais étudié sérieusement des textes et  me remémorer mon vocabulaire allemand casé dans une partie inconsciente de mon cerveau (y'a du boulot, croyez-moi !). C'est faisable, j'ai 2  mois et demi de vacances à glander !

Pourquoi, j'ai envie de me remettre à étudier l'allemand, langue 10 fois plus compliquée que l'anglais ? Parce que il y a un certain groupe que tout le monde connaît qui se nomme Tokio Hotel, que je ne cesse d'écouter (ça me change du black métal, je sais !!). Alors, je tiens bien à comprendre les paroles de leur chansons en allemand (parce que celles en anglais, je comprends comme même !).
De plus, comme je tiens à travailler dans le commerce un niveau d'allemand correct est toujours un petit plus en plus de ma langue maternelle qui est le français (enfin ça, vous devez vous en doutez, lol), et de mon futur "je parle anglais couramment", car pour le moment j'ai un niveau d'anglais tout à fait honorable pour 7 ans d'étude de la langue de Shakespeare mais qui ne me satisfait pas, car voyez-vous, parler anglais couramment c'est qqchose que je souhaite depuis au moins l'âge de mes 6 ans. C'est un rêve, qui, au fil des jours se réalise peu à peu...

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Chewing-gums

<p>http://www.cocooncenter.com/artdetail.asp?coda=4563579&amp;comp=oui</p>

Voilà, ma dernière trouvaille : des chewing-gums coupe-faim. Au début, je voulais acheter des brûle-graisse les trucs qu'on voit à la télé. C'est vrai qu'il est tentant de perdre 2/3 kg en 2 semaines. Quand on voit le prix (autour de 20€), ça ne donne plus envie de l'acheter. Puis, je voulais m'acheter de la levure de bière parce que mettre 5€ c'était plus dan mon budget ! Mais bon, quand j'ai vu la taille du pot, je me suis dit que ça valait pas la peine parce que c'était trop dur à cacher à mes parents !
Je me suis rabbatue sur les chewing-gums j'aurai plus qu'à les mettre dans un autre emballage pour que ça passe inaperçu. Bon, c'est clair que 4.90€ pour 24 dragées c'est pas donné. J'achète comme même, que voulez-vous être boulimique c'est ça aussi. J'avais même pas 10 ans que je regardais déjà, les spots sur les pillules minceur du téléachat sur TF1 et M6. Je trouvais ça déjà chouette. Et aujourd'hui, j'achète ce genre de connerie. De toute façon, c'est même pas sur que ça coupe vraiment la faim, ça tombe ça n'a peut-être qu'un simple effet placebo !

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Le bac écrit !

Voilà, les épreuves écrites du bac sont passées. Je suis assez satisfaite de moi.

En maths, j'ai eu des probabilités que je trouvais trop faciles alors je ne suis même pas sûre de les avoir réussies. Ensuite, j'ai eu de la trigonométrie, dont la moitié était à résoudre par lecture graphique. Ca a été ! Et pour finir, un logarithme népérien, comme l'avait prédi le prof ! Il y a que la primitive où je n'ai pû répondre dans cet exercice !
En histoire je suis tombée sur Hitler l'autre sujet au choix était sur la Chine et j'avais rien appris dessus ! Mais tant mieux, car je voulais tomber sur l'Allemagne nazie, le truc que je connais le mieux !
En philo, j'ai eu un texte de Simone Weil sur l'obéissance envers l'Etat et comme sujet de dissertation : "Doit-on, envers et contre tout, obéir à l'Etat ?" J'ai sorti la thèse et l'antithèse et j'ai sorti le concept de "soumission".
En physique-chimie, j'ai eu le travail et le puissance, de l'électricité en courant alternatif et un dosage colorimétrique avec une équation de dosage. Ca a été je suis contente de moi pour cette épreuve !!
En bio-écologie, j'ai eu l'eutrophisation, la bioamplification, la génétique et le message hormonal. Ca a été aussi !
Par contre en éco agricole c'était la demande sociale et j'ai pas trouvé ça facile à cause des questions ambiguës.

Maintenant, j'attends mercerdi, jour de mes oraux...

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Histoire de mon poids, histoire de mes TCA's

Encore un post sur mes troubles alimentaires, mais en ce moment je ressens vraiment le besoin d'écrire là-dessus.
Il y a eu un moment il y a un peu plus de 2 ans, où je me suis rendue compte au bout d'un an de boulimie, que je souffrais de cette maladie. J'étais même pas en France, j'étais en Angleterre, pour un voyage scolaire de 5 jours. Ces 5 jours n'ont été que des jours faites de crises à répétition. En ce temps-là, je vomissais très rarement et j'alternais jours de crises et jours de régime. Et je ne prenais pas de poids, car le moindre gramme était tout de suite à perdre et perdu.
En rentrant d'Angleterre, en avril 2005, je monte sur ma balance qui m'indique un poids de 46.6kg (pour 1.51m !) soit 2 kg de + que mon poids de croisière. Panique à bord.
Je commence un régime : pas de petit-dèj, ni de goûter. Une assiette de féculents et de viande, avec une pomme en dessert le midi, et des légumes et un yaourt, le soir. En 5 jours déjà moins 2 kg. Je suis motivée, même plus que motivée. C'est décidé, je ne m'arrêterais qu'à 39kg voire encore plus bas si je peux.
Je deviens ni vraiment anorexique, ni plus vraiment boulimique. Je suis EDNOS, qui veut "Eating disorders not otherwise specified" ou autrement dit en français "Troubles du comportement alimentaire non spécifiés". Je fais encore quelques crises, mais j'ai un certain contrôle sur elles. Je contrôle ma vie, en septembre 2005 je change de lycée.
A la rentrée 2005 je pèse 42kg, la perte de poids n'a pas été importante, mais peu importe, le contrôle de ce que je mange et de ma faim prime sur la perte de poids. C'est génial de manger à la cantine, mes parents ne voient pas que je ne mange que des légumes et des yaourts. Alors évidemment, je perds encore.
Le matin, je mange un yaourt à 51kcal, je bois 2 litres de thé et de café avant d'aller au lycée. Je suis potomane.
Le matin, quand je descends la rue, le long de la gare, j'ai froid, pourtant je ne suis pas très maigre. Je pensais qu'il fallait avoir un IMC très bas pour être très frileuse. Pourtant, il fait 12°C et j'ai un pull. Premier symptôme d'un début de dénutrition, mais je m'en fous.
Début octobre, visite chez le médecin scolaire. Me trouve menue, mais je lui dit que j'ai toujours été comme ça. Malheuresement, elle note sur mon carnet de santé "41kg". Ma mère le voit, me demande si je m'affame et lui réponds que non. Ce soir-là, il y avait des crêpes en dessert. J'en ai mangé.
Mi-octobre. Mes règles sont arrivées 10 jours en avance et ce n'est plus que 3 gouttes qui se battent en duel, qui coulent.
Fin octobre : 40.4kg. C'est l'extase, l'euphorie. Je suis pas loin de mon but.
Vacances de la Toussaint 2005 :Retour en force des crises : +3kg ! Mon corps me répugne.
Mi-décembre 2005 : 42.4kg
Janvier 2006 : 44kg
Avril 2006 : 45kg
Eté 2006 : Je remange mieux, mon poids ne bouge pas, je ne vomis pas, mes crises sont moins fréquentes.
Automne 2006 : Rémission. Je mange à peu près normalement. Peu de crises, mais pas de pertes de poids.
Janvier 2007 : Restrictions sur 10 jours : -1kg, repris en qques jours.
Février/mai 2007 : La boulimie est plus présente que jamais. Vomissements nombreux, crises nombreuses. Je suis obsédée par l'acte de me faire vomir et j'y pense tellement que j'en dors mal la nuit.
Ces derniers jours : J'essaie de manger mieux, et surtout de ne plus vomir pour ne pas qu'il m'arrive malheur avant le bac. Je pèse 45 kg et des bananes et les bananes varient souvent. Je me sens grosse, ma seule obssesion est de refaire 40kg. Je hais et j'aime manger...

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Commentaire commenté

J'ai reçu un commentaire qui me décrit comme à mes 15 ans.
N'ai-je pas mûri depuis ?
Je croyais que j'avais grandi, mais après tout peut-être que c'est faux...

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Solitude d'une asociale qui devraa ne plus être seule.

Aujourd'hui, ça fait un an jour pour jour que je suis seule, enfin je veux dire sans amis. On m'a abandonnée à cause de mon homosexualité, parce que j'étais très amoureuse d'une copine et très jalouse du gars qui tournait autour du groupe. Ce type j'aurais dû apprendre à le connaître, mais j'osais pas je trouvais qu'il connaissait déjà trop bien, celle qui d'entre nous était interne car lui aussi il était sous ce même régime.
Evidemment, ces filles trouvaient que je n'étais pas assez ouverte et que j'avais tendance à renfermer le groupe sur lui-même. Mais, une fois que j'ai des copines, c 'est bon, tout ce qu'il y a autour je m'en fous royalement, sous prétexte. C'est faux, archi-faux ! C'est une belle connerie. Il faut toujours chercher à connaître plus de gens car sinon je suis à la traîne et on me lâche. La preuve en est que je n'ai appris à ne connaître les gens de ma classe que cette année alors que ma formation a duré deux ans. Plus je connaîtrai et sympathiserai avec des gens mieux ce sera ! Enfin, en apparence. Mais l'apparence dans le domine du social est très importante. Au moins je pourrai entendre de la part des profs et de mes parents que je suis intégrée, que je suis sociable, que je suis ouverte... Enfin bref, tout le contraire de ce que je suis, mais je m'en fiche puisque le principal dans ce domaine là, c'est de 'faire style que' et même mieux de 'faire croire que'.

Ainsi, j'irai pour la première fois en boîte de nuit, n'osant boire de l'alcool à cause des calories alors que j'aurais dit à tout le monde que je ne buverais pas parce que je tiens à garder ma lucidité. Alors, je fumerais clopes sur clope car j'ignore si j'oserais danser, sur une musique techno qu'ils n'appellent pas de la techno (enfin, bref, pour le nom du style du musique, passons), que moi je qualifierais 'de merde', car évidemment personne n'aura voulu venir avec moi voir un concert de black métal. Normal, je traînerai avec des beaufs, qui écouté ce qu'on leur diffuse à la radio, et qui qualifient le métal comme une musique de drogués. Au niveau des potes on ne peut pas tout avoir : la quantité ou la qualité ! Evidemment, le premier choix est le + facile à dégoter.
J'attendrais qu'un(e) ami(e) de qualité pointe son nez un jour avec qui j'aurais une amitié exclusive. C'est ça que j'attends en ce moment, je le sais. J'ai déjà connu l'amitié exclusive, c'est vraiment ce qui me rend heureuse. Qqn qui m'écouterait et me comprendrerait avec qui je n'aurais pas besoin de me cacher ou de m'enfuir pour vivre ma boulimie.

Car sur le plan social, ma boulimie est un fardeau. Fuir pour manger et vomir, mentir en disant que si je mange peu à la cantine c'est parce que ça me dégoûte ou parce que j'ai bien mangé ce matin. Ne jamais oser proposer ou accepter une invitation au McDo par peur des calories, ne plus sortir pour faire du stepper tout l'après-midi. Se détacher au fur et à mesure d'un groupe parce que la boulimie a pris le dessus. Comment je vais faire, j'ai vécu ma boulimie de manière intensive cette année parce que j'étais seule, j'avais tout le temps. Il n'y avait pas besoin de fuir. J'ignore totalement comment je vais gérer ça. Je ne peux pas rester indéfinnement seule. Parce que être ermite dans notre société, c'est impossible.
Voilà. 3 ans de boulimie et l'envie de m'éclipser sans prévenir pour aller faire un tour au supermarché du coin, ou passer (longuement) aux toilettes. Ou comment ne pas s'intégrer dans un groupe et ne connaître personne et ne même pas avoir un ami ?

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Prise de tête

Je trouve toujours que la plupart des personnes et même moi il y a qques années, avons une image défformée de la boulimie. Cette maladie est l'objet de nombreux préjugés tels que : les boulimiques sont grosses, n'arrêtent pas de manger, vomissent tout le temps...
Moi et comme de nombreuses autres boulimiques, je ne suis pas grosse, je ne passe pas mon temps ni à manger, ni à vomir. En fait, c'est bien plus complexe que ça.
"Prise de tête" suffit à résumer ma boulimie. Prenons comme exemple aujourd'hui : je n'ai ni fait de crises, ni de régime extrême. Pourtant la bouffe et mon poids occupent mon esprit une bonne partie de la journée. Rien qu'au lever, je commence par me tâter et monter sur la balance. Par chance, mon poids a légérement dimnué, mais je refuse de crier victoire, une crise pourrait arriver à n'importe quel moment. Puis, je vais prendre mon petit dèj et vient la question cruciale : "Que vais-je manger ? Un yaourt, ok, mais la pomme ?" Finalement je la mange mais quelle prise de tête juste pour une pomme. Ca n'a pas de sens, c'est stupide même !
Puis la matinée au lycée se passe tranquille, je mâche sans arrêt un chewing-gum car ça me donne l'impression de manger et trompe ma faim.
Puis la cantine à midi : le plat principal dont je ne mangerai que la moitié et un yaourt. Parfois, je prends que les légumes avec 2 yaourts et une pomme, ça dépend des jours voire des semaines. Je ne peux pas planifier d'avance en me disant que je dois manger que ça et ça. On a 20 minutes de queue à la cantine alors pendant ce temps, j'essaie de voir ce que je vais manger, en fonction de ce que je vais arriver à manger sans aller me faire vomir après ! Oui, parce que parfois c'est l'assiette de frites noyée de ketchup et un yaourt au chocolat, puis direction les WC. Parfois, je passe des heures entières, à essayer de planifier et d'organiser mes repas du midi à la cantine du lycée. "Demain, je mangerai à ma faim, ou demain je mange peu, ou demain je vomis". Je me dis toujours une de ces 3 propositions mais les 2 premières je ne les respecte quasiment jamais.
La bouffe est pour moi un dilemne, je veux perdre du poids, bcp de poids, mais j'ai faim et je dois manger pour vivre et quand j'ai trop faim ou je suis trop vide je me jète sur la nourriture.
Je ne prends pas de poids parce que en fait je sais tout contrôler. Je sais que pour une crise non vomie, il faudra se restreindre bcp pendant qques jours, si elle est bien vomie je ne prendrais pas de poids. Et puis il y a l'exercice physique intense, dans le seul but de brûler des calories. Je connais les calories de tout les aliments que je mange, je connais tout les régimes par coeur. Atkins, Montignac, diète protéinée : ça n'a aucun secret pour moi même si je n'en suis aucun de cela car pour moi ils sont trop caloriques ! J'adore aussi faire les courses voir toute cette bouffe autour de moi et la manger des yeux. Il y a des jours où j'aime ressentir la faim et d'autres où je hais ça.
La nuit je fais des cauchemars où je me vois dans un supermarché en train d'acheter de la bouffe pour criser.
Les gens disent souvent j'ai faim, moi j'ai cessé de me plaindre depuis belle lurette sur ce point. Moi, j'ai faim quand les gens n'ont pas faim, et vice versa. Je pourais ne prendre qu'un ou deux repas maximum dans la journée. Pour moi se serait facile. Je trouve ça dingue de voir tous ces gens manger à leur faim et sans avoir l'air de se préoccuper du contenu calorifique de leurs assiettes. Ca me dépasse totalement, car en fait je ne sais même plus manger.

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La mystérieuse lettre !

Hier je suis donc allée chercher cette mystérieuse lettre. C'était une lettre du tribunal, mais rien de grave. Le tribunal de grande instance a reconnu mon inscription sur les listes électorales car je m'étais inscrite après la date clôture des inscriptions. Pourtantt je suis allée à la mi-décembre à la mairie mais il ne voulait pas m'inscrire parce que j'étais née après le 28 février 1989 ! Donc je suis allée courant janvier.
Donc, au moins, je suis sûre d'être inscrite pour les législatives, il ne me manque plus que ma carte d'électeur !!

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Scared

J'ai peur : quand le téléphone sonne, quand je reçois une lettre à mon nom, quand les flics font leur ronde dans la cité...
J'ai peur qu'il porte plainte parce que je l'ai agressé, j'ai peur que la police vienne me chercher...
J'ai peur car j'ai reçu une lettre recommandée et que je ne pourrais l'avoir que lundi maintenant parce que j'ai pas entendu le facteur sonner ce matin. J'ai peur car il y a mes 3 prénoms inscrits sur le coupon destiné au destinataire. Qqn qui me connait n'inscrit pas mes 3 prénoms. Le lycée, ma future école ? Convocation pour le bac ? Pourtant on a déjà eu notre convocation au lycée, la semaine dernière. Ce n'est pas le lycée car la plupart du temps il envoie le courrier sous le nom de mon père. J'ai envoyé 2 SMS à deux filles de ma classe pour leur demander si elles avaient reçu une lettre recommandée. Réponses négatives.
Et ma mère qui a passé une demi heure a me demander si je n'avais pas des problèmes et en faisant allusion à mes 2 conneries : la tentative de suicide et l'agression. Non, je ne pense pas avoir fait de conneries.
J'ai aussi pensé à des trucs plus farfelus mais toujours en rapport avec la justices comme être juré dans un procès, ou bien être témointe. Jurée, 10 jours après mon anniversaire de mes 18 ans, c'est pas de bol, mais c'est possible j'avais une prof qui y a bien été jurée. Témointe : cf. l'article juste en dessous ou bien témoigner envers qqn de sympa que je connais parce que il fume 3 joints par mois (perso, ça me ferait bien chier).

En tout cas j'ai toujours peur....

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Pourquoi moi ?

Il y a presque un an, via un de mes anciens blogs, j'ai reçu, cet e-mail suivant :  

 " ben salut dabord....je m'apelle yasmin (et oui sans "e") et voila javais envie de parler a quelqu'un qui se coupait aussi...enfaite quand j'avais 11ans(j'en ai 15) j'ai été victimes d'attouchements par un de mes oncles...j'lai jamais dit a personne a par a un amis...a lui je lui dit tout ou presque..enfin c'est compliqué lui il se mutilait quand il avait mon age(il en a 18) mais maintenant il le fait plus...mais quand je lui parle de ca j'ai l'impression que ca ne l'interresse pas, qu'il s'en fout de moi..parce que j'ai tout le temps envie d'en parler et tout et lui je lui en parle deux secondes et puis il me parle d'autre chose..je sais pas trop quoi penser....j'ai l'impression qu'il ne me comprend pas meme si il me dit le contraire..j'ai l'impression qu'il ne m'aime pas vraiment, que si je m'en allait personne ne me regreterais vraiment..meme pas lui...enfin voila j'avais juste envie d'en parler a quelqu'un c'est tout...merci de m'avoir ecouter...

yasmin..."

C'est un e-mail, auquel je ne peux pas répondre, car il m'a été envoyé grâce à un hébergeur de blogs. Mais la première question, que je me suis posée en lisant ce mail, c'est : Mais pourquoi est-ce toujours à moi que l'on fait de confidences aussi délicates ?
En fait, malgré moi j'ai toujours traîné avec des gens bien plus paumés que moi. Des mythomanes, des filles violées ou abusées, une anorexique, deux suicidaires. De toutes celles perdues et malheureuse que j'ai connu, une s'est confiée à moi.
Comme cette jeune fille du mail, elle avait été abusée par son cousin quand elle avait 8/9 ans. Je me souviens comme si c'était hier, du jour où elle m'a donnée un mot, qu'elle m'a dit de ne l'ouvrir que chez moi. Je l'ai ouvert dans la cage d'escalier de mon immeuble, j'ai découvert son histoire, l'acte immonde qu'elle avait subi. Je croyais que ça n'existait que dans les journaux.
J'en ai parlé à 2 copines, je n'aurais jamais dû faire ça, mais ces deux filles m'ont soutenu dans le fait que je devais en parler à l'assistante sociale du collège. Je ne savais pas quoi faire, j'étais paumée, j'en ai parlé à cette fille d'aller voir l'assistante sociale, mais elle n'a pas voulu. Jusqu'au jour où elle m'a donné un autre mot, où elle écrivait qu'elle voulait se tuer. C'était la première fois, que j'étais confrontée au problème du suicide. Je ne comprenais pas encore en ce temps là, comment on pouvait vouloir se tuer. Alors, je l'ai finalement convaincue d'aller voir l'assistante sociale. Elle n'est jamais passée à l'acte.
Mais le mois suivant, cette amie m'a laissée tombée, car je l'avais trahie.
Tant mieux pour moi. De toute façon je ne sais pas tenir un secret, je ne sais pas aider les gens, je ne sais rien faire avec autrui. Même pour mettre des commentaires sur les blogs, je n'y arrive pas. Pourtant, je peux vous dépeindre sur des pages entières des thèmes philosophiques ou politiques...  
L'autre jour, j'ai vu cette fille qui m'avait confiée son lourd secret au supermarché. Je ne lui ai pas parlé. Je ne lui parle plus, elle non plus. La seule chose qui me rassure c'est de la savoir vivante.   En même temps je m'en veux tellement de l'avoir trahie. Je m'en veux au point de me mutiler, comme si ça pouvait ma purifier du fait de l'avoir trahie. Je m'en veux tellement.  
Surtout que j'étais amoureuse d'elle. Mon premier amour.  
Et puis, il n'y a pas que ça qui m'énerve, mais je ne sais pas si je devrais en parler... Peut-être une autre fois...  

I feel as a shit
I am nothing
I am no thin...

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Fausses promesses

Je ne sais pas quoi écrire. Je pourrais vous dire que ça me fait chier que Sarko soit à la tête de l'Etat mais bon je ne dirais rien de plus car je ne l'ai pas vu à l'oeuvre. Quoique je sais déjà que bientôt je descendrai dans la rue à manifester contre ces lois et autres réformes.

Que dire de plus ? Mon bac est dans moins d'un mois, je révise dur. Peut-être pour ça que je n'écris plus beaucoup ni même l'esprit à penser et philosopher. Ou bien parce que les PC du lycée sont en panne et qu'ils ne sont même pas réparés. Je l'ignore...

En tout cas, voilà, j'ai officiellement 18 balais depuis mercredi. Mouais, moins excitant que ce que je pensais de ma majorité quand j'avais 12 ans. J'aurais jamais pû penser que je ferais un bac techno, que je me retrouverais en lycée agricole, que je serais boulimique, lesbienne, sans amis et solitaire. Je pensais que plus je grandirais, mieux j'irais. C'est faux. Chaque jour, je désenchante un peu plus. La vie me parait fade, insipide. Pourtant je veux vivre ou bien est ce parce que j'avais promi de vivre, après ma tentative de suicide il y a 3 ans ?

Je trouve ça étrange de me dire que j'aurais pû mourir à 15 ans. Je trouve ça mal, immoral, "contre-éthique". Pas de se donnner la mort, mais de vouloir mourir si jeune. Quand mon oncle est décédé il n'avait pas 50 ans. Il a pas voulu mourir, il est mort en 3 secondes. Il est tombé, eh, hop il est mort. Il a pas voulu mourir. J'ai compris pourquoi je devais ne jamais me suicider avant au moins l'âge de la retraite ou à cause d'une maladie mortelle. La perte de mon oncle 8 mois après ma tentative de suicide, a été plus efficace que les pseudo-promesses où j'affirmais que je ne recommencerai pas. Ces promesses étaient de la connerie. Elles y sont toujours. Si j'ai un cancer en phase terminale, je sais pertinnament que je me suiciderais. Et, si je deviens schizophrène et au cours d'un délire, je me tue. Voilà, c'est de la foutaise ces promesses.

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Séquelles

Ce n'est pas la première fois qu'on fait un compliment à mon frère sur sa beauté. Généralement ce sont des amis, pas les siens mais ceux de mes parents ou les miens (quand j'en avais encore, oui il fut un temps...). Moi on me dit jamais ça : le seul compliment que j'ai c'est que je suis discrète, polie. Mais bon, un jour on m'a carrément dit que j'étais trop 'nature'.
En tout cas cette discrétion, n'est qu'une façade. En fait je suis une fille complétement déconnectée du réel 50% du temps et d'une violence intérieure inouïe. Ces deux traits de caractère sont les séquelles de ma dépression. Vivre dans sa tête, vivre seule, vivre dans son égoïsme c'est être libre. Comme par exemple aller fumer un cigare assise dans un jardin public à regarder les arbres.  Un pur moment de détente sans angoisses.
Quant à ma violence, pas besoin de la présenter : boulimie, automutilation mais aussi abus de sport et de café. Je préfère être violente avec moi-même plutôt qu'avec les autres. Dépressive, j'ai agressé une personne. La dépression engendre la violence. Comme le mec qui a tué 32 personnes à Virginia Tech. Comme je le comprends. je ne veux pas faire l'éloge de son acte, car tout crime est à blâmer, mais juste vous dire que ça aurait pû être n'importe qui même vous derrière votre écran. Qui sais si un jour vous ne vous réveillerez pas sans le gout à la vie, un épuisement psychique extrème, un accès de violence au paroxysme et que dans la rue vous turiez plusieurs personnes ?

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Corps androgyne

       Motivée à bosser pour le bac, démotivée à aller en cours. J'en ai marre des gens. Oui, ils me soulent, ces gamins de 20 ans, parlent, rigolent en cours et se plaignent dès qu'un prof leur demande de faire un exo. Ils m'énervent. De plus, je me sens une inapte sociale, quand je suis avec qqn je ne sais jamais quoi dire, je suis trop enfermée dans ma tête. J'ai l'impression d'avoir écrit ça 100 fois sur ce blog ! Mais ça me gène, des fois. Surtout avec la fille que j'aime en ce moment. J'aimerais me montrer plus cool. Je suis obsédée par elle, ça me rend dingue. Peut-être pour ça aussi que ça me déprime.

      De plus, mon envie d'être un homme n'a jamais été aussi forte. Je me suis déjà coupée les cheveux un peu plus court que d'habitude juste au dessus de l'épaule, empruntée un pull à mon frère. Pourtant il y a des jours où je me dit que je vais mettre un débardeur ou bien un vrai soutien-gorge au lieu d'une brassière de sport, mais bon je tiens que 2 jours en version + féminine.
Je ne pense pas qu'un jour je changerais de sexe parce que primo, je suis petite, et que autant physiquement que mentalement ça doit être très dur. Déjà, j'irai dans des salles de muscu quand j'aurai fini mes études, au moins si je suis musclée, je serai contente et puis perdre de la graisse surtout au niveau des hanches. Avoir un corps androgyne c'est mon rêve !

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Ma cousine

            Ce week-end je suis allée au mariage de mon cousin. Je ne me suis pas vraiment amusée, ce fut assez ennuyant. Le + important c’est que je n’ai pas eu de crises. La bouffe ne m’attirait pas. Je ne vais pas me plaindre de ça !

            Ce qui m’a étonnée, c’est que je me suis drôlement bien entendue avec ma cousine. Ca m’a même assez surprise. Surtout quand elle a vu qu’on était déjà pré-placé  sur la table et que nous n’étions pas en fac elle m’a dit : ‘Il faudra qu’on s’arrange pour que l’on soit en face, c’est plus pratique pour discuter’

Quand elle a dit ça, ça a fait ‘tilt’ dans mon cerveau. Ca faisait exactement 5 ans que l’on ne se parlait plus vraiment. Parce que lors de l’anniversaire à sa sœur elle ne m’avait pratiquement pas adressé la parole, et je n’ai jamais osé faire le premier pas. Maintenant c’est fait, et je me suis dit immédiatement : ‘essaie d’être cool !’ Je pense avoir réussi. J’ai toujours dit un petit mot sympa ou esquisser un petit sourire. Enfin, bref, je me suis comportée comme si elle n’était pas comme ma cousine, mais plutôt comme une jeune de mon âge que je ne connaissais à peine à la différence que j’ai toujours essayer de parler pour ne pas laisser un silence dévastateur où je me serais refermée sur moi-même. En fait, il m’est dur ‘d’être cool’, je n’ai réussi qu’une seule fois dans ma vie et vraiment ça en valait la chandelle. Je ne l’ai pas regretté.

On a discuté d’un peu de tout, du bac, des cours de philo, du permis. C’est même elle qui a le plus parlé parce qu’elle racontait ses soirées avec ceux de sa classe et je me suis sentie complètement marginale, ringarde car moi je n’arrive pas à lier d’affinités avec les gens alors évidemment je ne sais pas ce que c’est les soirées. Et en plus elle boit. Elle a bu 3 ou 4 fois la semaine passée. Moi, je ne bois jamais, de toute façon je préfère fumer (du tabac, je précise !). Je préfère même fumer en solitaire. Evidemment, sa mère ne sait pas qu’elle boit. Pendant, qu’elle me racontait ça, je croisais les doigts pour qu’elle ne m’interroge pas sur les soirées que je pouvais passer ou ma consommation d’alcool.

A bien réfléchir, peut-être qu’après tout ma cousine sait que je ne sors jamais ? Apparemment, j’ai cru comprendre que ma cousine voulait faire une fête d’anniversaire chez elle puisque lorsque je suis revenue des toilettes sa mère et elle parlaient de dévisser des étagères. Moi ma plus grande peur c’est que pour mes 18 ans le mois prochain mes parents me demandent si moi aussi je veux faire une fête avec mes ‘copains et copines’. J’en ai pas, et ça ils ne le savent pas. C’est comme mes collègues en classe, ils croient que j’ai des amis en dehors du lycée. Et ça fait 10 mois maintenant que je cache tout ça. Personne n’a rien découvert et tant mieux. A partir de la rentrée prochaine, je sors, je lie des contacts, j’adopte la ‘cool-attitude’ question de paraître normale.

Et puis l’homme est le plus social et sociable des animaux (enfin, moi je suis l’exception, bien sûr !)

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