Il faut imaginer Sisyphe heureux.

Be free then choice

Ca va être encore un texte sur la contingence et la liberté, ouais, ma grde notion de philo préférée ! Je rappelle que les liens philos sont sur la gauche pour une meilleure compréhension de ce que je vais dire.

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Apparaitre et transparaitre

Apparaitre, disparaitre, transparaitre. Le dernier verbe est le pire. Transparaitre aux yeux des autres, comme si mon corps était transparent. Alors qu'on pense apparaitre différemment de ce qu'on transparait pendant qu'on essaie de faire disparaitre sa matière grasse, qu'on essaie de disparaitre, finalement on apparait bien mieux que l'on ne pense.
J'apparais sous un angle, sous un faux angle ou bien un angle un peu difformé, je transparais sous un autre angle toujours difformé mais plus près de la réalité. Alors que je ne veux pas transparaitre ou apparaitre sous la lumière de la réalité, sous la lumière crue(lle) de la réalité.
Je sais ce que je suis, je ne veux pas que les autres sachent qui je suis réelement, alors, j'essaie de faire disparaitre la réalité.
Je mets des pantalons taille 36 alors que je fais taille 34, je fais ça pour faire disparaitre mes cuisses, je pense apparaitre normale parce que mon image de moi-même, de mon corps est déformé, et donc pour les autres je transparais mince. Ma mère avait même pensé que j'avais maigris.
Si on enlève le verbe disparaitre d'autres exemples dans mon cas marchent. J'apparais discrète, je transparais déprimée ou en manque de confiance en moi. J'apparais hétéro, je transparais homo.

Désormais, tout ce qu'on dit sur moi, du style que j'ai des "problèmes alimentaires" ou que je suis homo/bi et même si ça peut être la réalité ou bien une part certaine de la réalité, si on m'en parle , je prendrais ça pour des rumeurs que je démentirais. Comme le chanteur de Tokio Hotel où on lit partout qu'il est anorexique ou homo, je ferais comme lui et dirais que j'ai toujours été hétéro et que je mange tout ce que je veux et je ne grossis jamais. Danke Bill !

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Liens & livre

Perso, dans mon dernier texte de philo, j'avais pas mis les définitions des mots contingence, Nausée et angoisse, exprès pour voir ce que vous en ferez de ces 3 mots. Apparemment, vous avez ouvert votre dico, je dois dire que c'est pas la meilleure solution ! Enfin si, mais si c'est un dico de philo uniquement et pas le Larousse 2008 avec Manaudou en couverture !

Les liens vers les sites de philo sont sur la gauche et je vous donne un lien sur la Nausée de Sartre : http://aviquesnel.free.fr/Direlire/sartre.htm

Et un extrait :
http://www.philonet.fr/textes/ExtpsSN.htm

Et le meilleur dico de philo que j'ai eu sous la main est incontestablement "La philo de A à Z" édité par Hatier.

Bonne lecture à tous !

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Contingence et liberté

2ème post en moins d'une heure. Crise de blogitionite aiguë. Ouais parce que bloguer crée une forte dépendance psychologique bien plus forte que le tabac et le café, enfin pour moi.
Je me suis jamais sentie aussi libre dans un  trou de 2 heures d'emploi du temps de toute ma vie. Ok, quand j'étais en 2nde je pouvais traîner où je voulais quand j'avais une heure de permanence mais mentalement, dépression obligeait, je ne me sentais pas libre mentalement. Je viens de prendre conscience de cette nouvelle liberté scolaire il y a tout juste 20 minutes.
Quoique, je me demande si par le fait que je n'ai pas mangé ce midi, je continue d'expérimenter ma contingence. J'ai lu dans Philosophie Magasine que les maux de l'adolescence telle que la dépression, l'anorexie et la tentative de suicide étaient des comportements typiques de l'expérience de la contingence. Il faut croire que ma boulimie est encore et toujours un reliquat de mes expériences contingentes car j'ai mis un terme définitif à toutes ces expériences contingentes, car je crois que ma contingence je l'ai assez expérimenté pour avoir réalisé ce que c'était et à quel point ma vie est contingente.
Depuis un an, je suis plus axée sur l'expérience de la liberté, et je crois même que par moments je ressens l'Angoisse qui est chère à Sartre, que l'on ressent après la Nausée, l'Angoisse qui qualifie la conscience totale de la liberté, alors évidemment ça fait peur.
Ma Nausée, je l'ai sentie très jeune, je ne sais plus vraiment comment, je ne savais pas à l'époque que c'était ça, mais je trouve cette notion si abstraite et métaphysique que je n'arrive pas à l'expliquer. Mais très jeune (5/6 ans) je préssentais déjà ma contingence, et c'est peut-être pour cela qu'inconsciemment je l'ai testée et expérimentée.
Aujourd'hui je suis libre, et après toutes ces expériences malheureuses mais à la fois enrichissantes je me sens construite, épanouie. J'ai su en tirer des leçons, aller de l'avant...

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Suicide, athéisme, mort et religion

"Hold on" de Good Charlotte. Combien de fois j'ai pû écouter cette chanson ? 1 000 fois au moins. C'est une chanson "anti-suicide", ça décrit les sifficultés qu'un jeune peut avoir qui ne sont après tout pas les miennes : mère partie, père violent, insomnie et qui donne envie de quitter la terre. C'est surtout ce passage qui m'a beaucoup marquée :

 

Hold on if you feel like letting goTiens bon si tu sens que tu te laisses aller
Hold on it gets better than you knowTiens bon ça ira mieux tu verras
Don't stop looking, you're one step closerN'arrêtes pas de chercher, tu t'approches du but
Don't stop searching, it's not overN'arrête pas de chercher, ce n'est pas fini

Quand, j'écoutais ça, je me mettais toujours à chercher comment guérir,ou bien si j'étais incapable de chercher et de réfléchir, entendre "it's not over", me faisait du bien. Finalement, j'ai "tenu bon".

"Pale" de Within Temptation. Contrairement à l'autre chanson qui me disait de tenir le coup, celle-ci m'invitait à repousser dans le temps ce qui aurait pû être ma 2ème tentative de suicide, mais surtout à me débarrasser de ces idées noires comme dans cet extrait :

 

I have to tryJe dois essayer
To break freeDe me libérer
From the thoughts in my mindDes pensées dans mon esprit

Si je n'avais jamais été suicidaire, je pense que j'aurais apprécié ces chansons également, car j'écoute beaucoup de musiques dans ces styles, mais elles ont eu pour moi un sens fort. J'ai dû écouter "Hold on" au moins 3 fois/jour pendant au moins 3 mois, ça fait pas tout, mais ça aide, ça réconforte même !

Si je vous parle de ces chansons sur le thème du suicide, c'est parce que lundi prochain, ça fera exactement 3 ans que j'ai tentée de me suicider. Cette TS m'a permie de me sortir de la dépression, même si les mois qui ont suivis ont été douloureux. Pourtant, j'arrive toujours pas à savoir vraiment, comment, je m'en suis sortie. 7 mois sous Déroxat et un changement d'orientation scolaire en sont pour beaucoup.
Si je ne "m'étais pas tuée", j'aurais surement traînée longtemps dépressive. C'est bizarre parce que quand j'ai essayé de me tuer je me suis dit que soit je mourrais, soit je me retrouvais devant un psy. QQue part, j'étais consciente, que ça allait permettre de m'en sortir. Pourtant, je prévoyais déjà, une 2ème TS. En me coupant les veines, dans les toilettes du lycée pour éviter que ce soit mes parents qui me découvrent en piteux état ou bien dans la campagne. Heuresement, que ça n'a jamais eu lieu !

Vous inquiétez pas aujourd'hui, j'ai largement plus envie de vivre que de mourir, d'autant plus qu'auparavant je croyais au paradis après la mort, maintenant je n'y crois plus, car je préfère la vérité à la véracité ! Enfin, pour moi, le néant est la vérité, pour d'autres non, après tout chacun ses choix. Moi, je suis athée, autant que Sartre et largement plus athée que mes parents, car je suis sûre qu'ils y croivent un peu. Ma grande-tante est morte il y a 3 mois, mes parents sont allés à la messe, ils ont trouvé ça joli, beau. Il y a un truc, dans leur comportement envers la religion, qui me fait penser, qu'ils doivent croire ou bien espérer en qqchose. Depuis que je lis Camus et Sartre c-à-d depuis le début de l'année je suis passée d'agnostique à athée. Et aussi par la réflexion, philo et scientifique, il m'est venu à l'esprit que Dieu, les anges, Satan et compagnie pouvaient pas exister. Le Paradis c'est pour moi de la pure c*nnerie, c'est pas un mensonge, mais une véracité ! Pour moi, c'est pas une véracité mais un mensonge,mais pour les autres c'est le contraire. Ce qui est vérace, c'est ce qui a un caractère qui ne trompe pas, ni ne ment. Dans la véracité il y a une erreur qu'on ne trouve pas dans le mensonge. On a pas de preuves de l'existence d'un monde divin, c'est ça le problème, l'erreur de dire : "Dieu existe". Alors moi, j'ai trouvé ma propre preuve scientifique : le big-bang est infini, alors où est le Paradis ? ou encore : J'ai déjà vu un animal crévé mais j'ai pas vu son âme se barrer de son corps.
On a pas d'âme. L'âme, c'est les pensées, l'intelligence de notre cerveau, et le cerveau c'est du 100% chimique qui marche avec du dioxygène apporté par le sang. Arrêt cardiaque, et hop ! tout s'arrête , tout s'éteint, plus de circuits de pensées possibles, mort des neurones, plus aucune interaction chimique. Vu que les Egyptiens et les Grecs ils connaissaient rien à tout ça, parce que ils avaient pas de scanner et d'IRM, alors ils ont dû inventer l'âme. Enfin, je pense que c'était même encore plus tôt que ça, dans la grotte de Lascaux qui réfléchissaient déjà à des trucs religieux, dans ce style !
Je pense aussi enfin surtout, qu'ils ont inventé une vie après la mort, pour échapper à leur angoisse de la mort. Moi, j'avais pas peur de crever, aujourd'hui si ! Après tout relativisons car Epicure disait : "La mort n'est rien pour nous !". Et, oui, car quand tu es mort, tu ne t'en apreçois même pas ! Et puis de toute façon, il y avait bien un néant avant notre naissance, on s'en souvient pas, alors la mort c'est pareil. Finalement, c'est la mort de ceux qu'on aime, qui angoisse encore plus !

 

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Lucidité envers la maladie de l'absurde.

Ici, c'est mon repaire, mon antre, mais malgrés tout je suis désolée de vous faire voir ma boulimie sous toutes ses formes. Parce que c'est tellement irraisonnable, irraisonné et complétement absurde. Ce soir, j'arrive à entrevoir ma boulimie avec une certaine lucidité et je me dis : Pourquoi vouloir perdre du pois alors qu'un jour mon corps mourra. Je serai morte et je n'aurais pas profiter du plaisir naturel de manger. Je suis désolé pour vous, et peut-être qu'un jour je serai désolée pour ma famille et/ou des amis, mais je n'arrive pas à être désolée pour mon esprit et mon corps.
Pourtant, j'ai le sentiment que si ma vie n'a pas un seul et unique but précis - car si je meurs demain, la terre ne s'arrêtera pas de tourner - ma vie est une suite d'objectifs que je dois réaliser un par un. Il y avait mon bac, et je l'ai eu, parler couramment anglais, ça se fait petit à petit et il y en aura d'autres. En ce moment, il y a surtout celui de perdre du poids. Cet objectif est récurrent dans ma vie, il intervient dans les moments où intellectuellement, je n'ai pas grand-chose à réaliser, il comble un trou, un vide. C'est le plus absurde de tout mes objectifs présents. Que je pèse 40 ou 45 kg, qu'est ce que ça change(ra) ? Rien, en fait, ou plutôt pas grand-chose.
Les objectifs entraînent d'autres objectifs en rapport plus ou moins directs avec l'objectif précédé. J'ai mon bac, donc il est tout à fait normal que je poursuive mes études en BTSA. Je péserai 40 kg sera t'il normal de vouloir peser encore moins ? Non ! Il faudra que j'arrête pour mon poids cet enchaînement d'objectifs.
C'est de ça, dont j'ai peur ce soir. Il y a 2 ans, à 41 kg je me laissais encore perdre du poids, j'ai atteint les 40 mais heuresement que les crises sont revenues. But I need you, somehow....

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Merci, M. le prof de philo !!

Un texte sur l'homosexualité et la société que j'ai publié sur mon ancien blog il y a qques mois de cela ! (TTNE, tu m'avais demandé d'écrire un texte sur ce sujet et donc j'ai décidé de le remettre tel quel vu q'il y a peu de temps que je l'ai écrit !)

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Coup de gueule envers la France !

              Je hais la France. Je ne me sens pas Française mais Européenne avant tout. Je hais le pays où je vis car j’ai appris une nouvelle qui me met en colère : une fille dans le collège de mon frère s’est fait expulsée. Elle était Turque, sa mère n’avait pas de papier, ne travaillait pas, son père lui travaille et réside toujours en France mais le problème c’est que les parents de la jeune fille ne sont pas mariés. Elle aurait pu rester en France, mas elle a préféré rester avec sa mère, alors on les a accompagnées jusqu’à Orly et elles ont pris le premier avion pour la Turquie.

            Ca me dégoûte profondément. Je ne la connaissais pas et en plus elle habitait juste en face de chez moi dans la cité. Quand on vit en cité on connaît les vraies retombées des lois de Sarkozy. Merde, ça me révolte et je ne peux rien faire ! Mais elles ne dérangeaient personne ! La fille était paraît il très sympa, faisait es efforts à l’école puisqu’elle ne parlait pas bien français. En plus elle avait un toit, une famille. Juste pour des histoires de papier on les renvois en Turquie.

            Ok, il y a du chômage mais ça fait quasiment 35 ans que nous sommes en pleine crise économique. Et aujourd’hui nous nous plaignions qu’il n’y a plus assez de personnes actives pour cotiser les retraites. Il faudra bien s’occuper des papys boomers, leur fournir une retraite raisonnable. Et ce n’est pas avec les 800 000 bébés qui naissent chaque année au lieu des 700 000 il y a 15 ans que ça va régler le problème. Peut-être que j’exagère un peu sur les nombres mais je pense qu’il est important de réguler les sans-papiers pour accroître le nombre de travailleurs, les former pour leur offrir un diplôme et puis relancer l’économie. Ca, je ne sais pas comment on peut y arriver mais je suis pour une nationalisation de bons nombres de secteurs, où l’Etat pourrait tirer des bénéfices, employer des gens. Avec ces bénéfices il serait ensuite peut-être possible de garantir des logements pour les retraités, et du personnel pour s’occuper des personnes vieillissantes avec les problèmes de dépendance et de maladies.

Une politicienne d’extrême gauche a dit qu’il fallait nationaliser le secteur du bâtiment pour offrir les logements sociaux nécessaires, non, indispensables ! Et Besancenot a dit qu’il y avait 2 millions de logements vacants et sur lesquels les entreprises les faisaient fructifier. Et il y a 1.2 millions de foyer qui attende un logement social. On devrait leur réquisitionner ces logements. Mais, non, c’est impossible dans cette société de capitalisme libéral dirigé par le pognon. Parce que les PDG ils en ont rien à foutre de ces gens là, ce qui compte c’est leur argent, leur pouvoir. Ils sont sans coeur, ne vivent pas comme nous et ne peuvent pas nous comprendre.

Moi je suis pour la liberté d’entreprendre, mais je suis du côté des petites PME (non, ce n’est pas un pléonasme, quand on sait que des PME on des chiffres d’affaires aberrants !), du style le coiffeur et l boulanger au coin de la rue mais contre les grosses sociétés comme Bouygues qui sont cotées à la Bourse. Je hais cette spéculation. Je hais posséder des biens, synonyme de fortune. Moi, dans 10 ans je me vois encore vivre dans une cité et rouler en Twingo datant de l’an 2000. Je ne recherche pas le luxe, j’aurais juste une télé, un PC et un lecteur mp3. Dans 10 ans ce ne sera même pas un luxe.

Je ne comprends pas pourquoi les gens veulent une maison en zone périurbaine et la Peugeot 206. C’est pour moi le portrait type du Français moyen. Et puis aussi marié et avec le gros clébard pour garder ses navets dans le jardin, s’il vous plaît !!

 

Moi je rêve d’une société dont la moitié de la population active sera fonctionnaire, où il n’y aura plus d’oligopoles, où des PME seront vraiment des petites entreprises, et surtout où ton pote Yacine il aura plus de diplôme que toi et il aura encore un job avec plus de responsabilité que le tien.

On ne regardera plus d’où tu viens, ni ton sexe, ni ta nationalité, il y aura une culture de richesses et des richesses de la culture.

J’y crois et j’espère mais après tout ce n’est peut-être (ou sûrement) qu’une utopie ?

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L'attente contingente

            Attendre est une action ou inaction très courante dans notre vie quotidienne. Il n’est pas rare d’attendre à la caisse d’un supermarché ou bien l’heure du déjeuner lorsque à 11h notre estomac crie famine. Ce sont des attentes quotidiennes qui se répètent et ponctuent nos journées. Ces attentes quotidiennes ne nous paralysent pas pour l’action vers d’autres possibles. L’attente et l’action qui en découlera ne remet pas en cause ou en question notre futur ou existence. Ces attentes sont donc contingentes et il y a la possibilité de s’y soustraire ou de les diminuer ne serait-ce qu’en changeant de caisse ou en prenant une collation  pour reprendre l’exemple.

            Si ces attentes sont contingentes pourquoi ne parvenons pas à nous en soustraire totalement ?

            Car en premier lieu il implique qu’autrui soit présent pour la réalisation de l’action attendue et en second lieu, le temps empêche ou retarde l’action. L’homme n’a pas le don d’ubiquité et par conséquent il ne peut effectuer deux tâches simultanément. Le temps est plus rapide que l’homme et les milliards de tâches effectuées sur seulement vingt-quatre heures ne peuvent être réalisées entièrement. Elles sont remises au lendemain après une nuit de sommeil à laquelle l’homme ne peut y échapper. Ainsi via une composante de la vie qu’est le sommeil le temps nous rattrape  en nous dérobant 1/3 de notre vie et temps à la  réalisation de tâches et d’actions.

            Pour corréler à la fois avec les étants et le temps, l’homme a eu l’idée géniale d’inventer un calendrier où il planifie de façon cyclique les habitudes socioculturelles comme manger ou la fête de Noël. Par cette coordination l’homme semble ainsi exercer un certain contrôle sur cette essence qui la plupart du temps lui échappe.

            L’attente contingente ne nous bloque donc pas sur l’anticipation et la perception de la réalisation de possibles futurs car si l’action qui découle de cette attente n’était pas celle désirée, il sera alors possible de  réaliser d’autres actions dépendamment ou indépendamment de l’action qu’en a résulté l’attente.

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La philo et moi

J'aime beaucoup mon texte "l'attente, la mort et le néant". Parce qu'il a contenu philosophique et que c'est vraiment la première fois que j'écris un texte de philo qui me sort du coeur. Ce texte c'est ce que je pense des auteurs qui ont pensé avant moi. Les philosophes nous aident à penser mais il faut toujours gardé un oeil critique sur leur travail. Car on peut ne pas être d'accord, trouver que leur pensées ne sont pas tout à fait juste ou inadaptées à notre époque.
            Il est clair que je réecrirai sur d'autres thèmes philosophiques. Pour le moment j'étudie Sartre, Heidegger. Je m'interesse beaucoup à l'existence, l'essence, l'être, le dasein et l'angoisse existensielle. Ca m'interesse car je veux comprendre pourquoi je vis et me donner une raison de rester sur Terre et de ne pas gâcher ma vie. La philosophie m'aide beaucoup pour ça.
             De plus j'apprécie lire des bouquins de philo, notamment des manuels scolaires de terminales L. C'est vrai que c'est assez subtile à comprendre mais tout compte fait en lisant 15 fois la phrase on finit par comprendre et on la connait même. J'apprends tous les concepts qui me passionnent. Et en autodidacte parce que c'est pas avec les deux heures de philo, le lundi, dans un chahut monstre où le prof parle dans le vide que j'apprends beaucoup. Ces cours n'ont aucun intêret et nous donne beaucoup trop d'exemples historiques et pas assez de notions à mon goût. Que cela ne tienne, je lis pour mon plaisir. En plus ça m'occupe car même après avoir lue et appris un tas de définitions et concepts je passe ensuite de longs moments à réfléchir sur le sujet, ce qui peut déboucher sur un texte comme le précédent.
              Mon premier livre de philo a été "la peste" a tout juste 15 ans je n'avais pas su en retirer toutes les subtilités. Depuis je ne l'ai pas relu. Toujours de Camus j'ai lu à 16 ans "l'étranger" et "la chute". J'ai adoré ce dernier. C'est l'histoire d'un homme qui a assité à la chute d'une femme dans la Seine, il n'a pu rien faire et lui aussi tombe en quittant Paris pour Amsterdam et en devenant "juge-pénitant". En gros c'est ça l'histoire au fond ça reste un excellent livre de philo. Il faudra que je le relise et en étudie ces particularités.

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L'attente, la mort et le néant

 

           

            Je crois bien que je m’emmerde. Royalement ! Je ne sais plus quoi faire, plus quoi écrire. Et je dois aller manger. Mais je ne veux pas attendre dans une queue bourrée de monde. Pourtant il faut que je le fasse. C’est comme ça tous les midis, la routine qui rime avec l’ennui. Attendre 10,15, 20, 30 minutes ! Toujours attendre. Attendre est angoissant car on ne fait rien que de foutre sa vie en l’air pendant un instant et cet instant nous rapproche toujours plus de la mort. Attendre ce n’est pas profiter pleinement de la vie. Pourtant notre société nous oblige à attendre à la caisse du supermarché, chez le médecin. Ou plutôt c’est le monde actuel qui nous impose ces attentes superflues. Car en fait notre vie ne rime à rien car à l’attente de notre propre mort. Alors pour ne pas penser à elle nous nous fixons des objectifs graduels au fil du temps. C’est ça ma vie. De but en but. Mon prochain but est d’avoir le bac, puis rentrer en BTS, puis de l’avoir. Et ensuite ? Je l’ignore, je vivrai donc, je verrai.

            En fait je crois même que depuis peu, j’ai peur de la mort. Avant je n’y en avais pas peur car je la recherchais. Quand j’ai essayé de me tuer il y a plus de deux ans je considérais ma mort comme un apaisement. Aujourd’hui je ne peux m’empêcher de penser à cette phrase : ‘Quand tu auras fini de prononcer cette phrase tu seras plus près de la mort que quand tu avais commencé à la prononcer.’

            Je dois peut-être même plus avoir peur de la façon à laquelle je vais mourir. Car le suicide est un recours auquel j’y penserais si je suis atteinte d’une maladie incurable. Sorte d’euthanasie qui me permettrait d’éviter trop de souffrances et la vue de mon corps qui deviendrait une loque. Je préfère même mieux mourir d’un accident de la route, le coup du lapin et, hop là, partie. Si je dois mourir ces prochaines années il y a des chances pour que ce soit de cette manière vu que les 15/24 ans ont pour première cause de mortalité les accidents de la route.

            ‘La mort n’est rien pour nous’, dixit Epicure. Parce que quand on meurt on perd notre sensibilité, notre âme se meurt. Notre vie et mort ne peuvent donc se croiser. Il n’y a donc rien à craindre de notre mort, mais plutôt devrions-nous craindre celle des autres car quand ils partent nous, nous restons pour des décennies encore. Et là sa mort et notre vie se croisent. Notre âme n’est pas morte, nous pleurons ce cher disparu…

            Il doit sûrement avoir le néant après la mort. Parce qu’il y avait un néant avant notre naissance. Ou alors nous nous avions un passé mais nous n’en gardons pas souvenir. Je n’y crois pas à cette utopie de vie antérieure. C’est trop beau pour être vrai. Une plante naît, vit et meurt. Avant elle n’existait pas, après elle n’existe plus. C’est comme ça que je me suis démontrée le néant après la mort. De façon scientifique, biologique.

            Pourquoi avons-nous peur du néant après notre mort alors que nous n’avons pas peur du néant qui existait avant notre naissance ?

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