Lundi 8 Octobre 2007
Par Sisyphe, Lundi 8 Octobre 2007 à 11:25 GMT+2 dans Mes troubles du comportement alimentaire
Je n'ai pas envie de parler de mes problèmes alimentaires à ceux qui tiennent beaucoup ou même un peu à moi. Je l'ai dit à une copine et je trouve ça nul, car finalement elle ne m'invitera jamais à manger et donc, je risque de passer moins de bons moments avec elle. Alors, que pour une autre copine, en l'occurence celle avec qui j'ai mangé hier, elle n'en sait rien de mes TCA, j'ai mangé les spaghettis, c'était pas la fin du monde, je veux bien faire ça de temps en temps pour passer du temps avec des gens que j'apprécie. Je ne tiens pas à les indisposer face à cette révélation ou leur faire peur sur une maladie qui est à leurs yeux si mystérieuse.
Je ne veux pas non plus qu'on s'apitoie sur mon sort. Je trouve qu'ici sur ce blog, on s'apitoie déjà assez de moi. Ou bien on s'attriste pour moi. Moi, je n'aime pas qu'on ressente de la tristesse et encore moins de la pitié pour moi.
Je ne suis pas malheureuse, je suis même heureuse, j'ai même du courage à revendre.
Tant que je ne suis pas dépressive, la vie est belle. C'est ma maxime, et à force de trop suivre cet adage, j'ai pas envie de me battre contre qqchose qui pâtit légérement ma vie, et qui ne me rends pas du tout malheureuse. J'estime avoir assez déplacé des montagnes, pour m'être sortie il y a 2 ans et demi, d'une dépression qui a duré un an et demi.
Le jour où on réalise que l'on s'est sauvé de la dépression, la vie reprend un sens tellement beau, tellement vivant, concret et plein, plus aucun obstacle moral ne peut nous faire sombrer. Ce jour où j'ai réalisé que j'étais libérée de la dépression, ce fut aussi le jour où j'ai vraiment réalisé que j'étais boulimique, c'est le jour aussi où j'ai vraiment commencé mon premier vrai régime, où la boulimie pure s'est transformée en espèce d'anorexie-boulimie atypique. Ce fut à partir de ce jour que me nourrir est devenu chaotique et compliqué. C'est comme même bizarre après tout : ce qui fut pour moi le plus bau jour de ma vie, fut aussi le premier jour où ce désir de perte de poids s'installa en moi.
Ma vie avait changé et je m'étais dit : Pourquoi pas mon corps ? De plus j'avais atteint un poids qui pour moi, m'était inacceptable. Il m'a fallu 5 jours pour perdre 2kg et retrouver mon poids de forme. Et pourtant, j'ai continué à vouloir perdre, et j'ai perdu. Je suis passée par un tas de phases jusqu'à celui où je suis actuellement : le "je ne mange pas à midi".
On dit que les adolescente anorexiques et boulimiques expriment une souffrance à travers leur maladie, qu'en fait elles vont très mal dans leur tête. Et moi, je me sens bien dans ma tête ça n'a pas de sens. Aucun sens. Il y a des jours où ne pas bouffer ou criser ne me fait absolument rien, me laisse totalement indifférente. Ca ne me donne même PAS le bourdon.
C'est juste que je ne suis pas ce que je suis. Lesbienne, bi ou hétéro ? J'arrive pas à trouver la réponse. Un jour, je regarde les gars, puis le lendemain une fille, et je me dis que les filles sont 100 fois mieux que les mecs et puis le lendemain, je regarderais de nouveau les mecs, et ainsi de suite....
Cercle aussi vicieux que mes TCA. Et pourtant, je n'arrive pas à faire le lien direct entre les 2 car le jour où je regarde les mecs je peux faire aussi bien de l'anorexie que de la boulimie, et quand je regarde les filles je peux aussi faire aussi bien de l'anorexie que de la boulimie.
Il y a encore qques mois de ça, j'étais tellement persuadée d'être homo, et voilà, qu'aujourd'hui je ne sais plus du tout et je suis perdue. Ce qui m'est sur c'est que je n'ai pas de type précis pour les filles, alors que pour les mecs, un homme qui doit me plaire doit avoir son côté féminin fortement dévelloppé sinon, il n'a aucune chance de me plaire.
En fait ces hommes éffeminés me plaisent tellement que je désire leur ressembler. Pour vous donner 2 exemples célèbres, j'aimerais ressembler à Bill Kaulitz le chanteur de Tokio Hotel ou bien à Brian Molko, le chanteur de Placebo, comme il était il y a 8/10 ans. Mon désir, c'est de perdre mes hanches, mes seins en priorité, mes aussi mes bras largement trop féminins à mon goût. Au niveau des fringues, c'est pas compliqué, ça, je le fais quasiment déjà, notamment pour les chaussures skate, et le jean 2 fois trop large. J'ai même acheté des shorties et des boxers pour les laisser dépasser de mon pantalon.
En fait, depuis que je suis petite j'ai toujours voulu ressembler à un mec. A 8 ans, j'achetais mes fringues quasiment qu'au rayon garçon. A 10 ans, je disais que si j'avais pû choisir j'aurais été un mec. Parfois, quand penser à une fille m'attriste, il m'arrive de m'imaginer, qu'il y a dû avoir une couille génétique dans ma conception. Enfin, ça c'est pas possible puisque le sexe de l'enfant est déterminé par les spermatozoïdes, et donc dès le début.
Il est clair que l'androgynie me fascine. Il y a des jours où j'aimerais être hermaphrodite, pour plaire autant aux femmes qu'aux hommes. C'est peut-être finalement pour ça que je cherche à maigrir. Obtenir un corps ambigü, presque unisexe dans lequel je pourrais combiner le masculin et le féminin, obtenir un corps aussi ambigü que ce qui se passe au niveau sexuel et affectif dans ma tête. Ainsi, il y aura un accord parfait entre corps et âme, et me demander ce que je suis réellement ne sera plus un problème puisque je n'auras plus besoin de savoir ce que je suis.
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Dimanche 7 Octobre 2007
Par Sisyphe, Dimanche 7 Octobre 2007 à 21:47 GMT+2 dans Mes troubles du comportement alimentaire
Daimie, qui es tu pour me parler ainsi et vouloir me foutre des baffes ?
Je lis ton comm' et ça me donne encore + l'envie de ne rien manger.
Ne crois tu pas que je ne suis pas consciente que je risque gros pour ma santé voire ma mort prochaine ?
Je ne suis pas une pro-ana, je ne suis pas une fille au régime, je ne joue pas à un jeu, je suis malade, je le sais, j'ai pas tellement envie de me battre, et pourtant mon moral est au beau fixe alors à quoi ça sert. Moi,j'attends qu'il m'arrive malheur qu'on me mette une sonde dans le nez pour que je réalise ce que je me fais vivre chaque jour. C'est très fataliste de dire ça, je sais.
Personne ne doit le savoir, je dois juste faire croire que je suis une fille tout à fait normale. Je dois continuer à perdre c'est tout. Parce que c'est comme ça, c'est en moi, c'est gravé dans ma chair, mon âme, mon esprit, ma conscience, mon inconscience.
C'est en moi. C'est moi.
Pourtant, ce soir j'ai mangé. Comme tout les soirs, me direz-vous. Pourtant ce soir, j'ai été invitée par une copine et je n'ai pas voulu décliner l'invitation, parce que je voulais passer un bon moment avec elle. J'ai mangé des spaghettis bolognaise, le genre de truc que je ne mange jamais. C'était même bon, et pour une fois, ça ne m'a pas stressé. Comme quoi, je peux faire des fois abstraction de mes TCA , et être une fille normale.
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Par Sisyphe, Dimanche 7 Octobre 2007 à 13:43 GMT+2 dans Mes troubles du comportement alimentaire
Vendredi, en cours de merchandising, j'ai tout d'un coup senti mon bras bizarre : j'avais des fourmillements et une certaine insensibilité. Parce que j'avais tout simplement pas manger à midi.
Je me sens bizarre quand après m'être assise, je dois me relever trop brusquement, ça me fait à moitié comme si j'allais faire un malaise. Hier matin, je me suis levée j'avais la tête qui tournait, une espèce de vertige continuel mais j'ai pris un petit dèj' et ça a été mieux.
Aujourd'hui je n'ai plus trop d'effets indésirables dans ce style mais c'est parce que j'ai bien mangé hier :
Matin : Un yaourt, café au lait
Midi : riz, poisson, tomates, pomme
Gouter : un yaourt, une part de flan
Soir : Coleslaw, carottes râpées, salade, tomates, un yaourt
Et aujourd'hui, j'ai également bien mangé :
Matin : un yaourt, une part de flan, café au lait
Midi : petits pois, un petit bout de steak, tomates, pomme
En clair, je suis assez contente de moi, pas de crises et j'ai mangé raisonnablement 
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Samedi 29 Septembre 2007
Par Sisyphe, Samedi 29 Septembre 2007 à 12:07 GMT+2 dans Mes troubles du comportement alimentaire
Pour se dépécher parce que son copain nous attendait pour nous raccompagner, elle a voulu plier et ranger mon pantalon de sport dans mon sac. Oui, mais avant elle l'a regardé de haut en bas, de long en large, le fût pendant au bout de ses bras, elle s'est écriée qu'il était tout petit ce pantalon, que la ceinture n'était pas large, elle le faisait montrer aux 15 autres personnes dans les vestiaires, j'essaiyais de recupérer mon froc, et elle a regardé l'étiquette, elle a vu que c'était une taille 10 ans. Des filles faisaient : "OH!", je ne les connaissais même pas en plus. La honte !!!!
Puis, 2 jours + tard, chez V., une fille lui a dit que mon pantalon,n'était pas large et avec ces doigts elle lui a étalonné la ceinture de mon pantalon. Elle a fait ça parce que on avait une réglette pour savoir combien on avait d'alcool dans le sang avec 5 verres, et alors j'ai dit mon poids qui est de 43kg et en + le poids le + petit n'était que 45kg. Quand, j'ai dit ça, j'ai très vite dit ma petite taille, mais généralement c'est trop tard parce que pour les gens 43kg = maigre. Après V. a regardé la pub, et a sous entendu qu'il aimait pas les femmes sans formes. En +, V. comme gars, il me plait bien, et malgré mon bide, je n'ai pas beaucoup de seins, mes hanches ont dû diminuer de moitié avec 2kg en moins, mes cuisses ont diré celles d'un footballeur. Et je cherche toujours et encore a maigrir...
J'en ai marre de paraitre chétive 
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Vendredi 28 Septembre 2007
Par Sisyphe, Vendredi 28 Septembre 2007 à 22:33 GMT+2 dans Mes troubles du comportement alimentaire
La bouffe est présente partout, tout autour de moi, en moi, je sens son poids dans mon estomac, son poids dans notre culture, son poids mais surtout ses calories dans mon esprit. Petite conne, que je suis, j'ai mangé 1100kcal de chocolat ce midi. Demain, la bouffe sera en moi, autour de moi, anniversaire et gros repas de prévu, mon père cuisine, je sens l'odeur, je hais ça, je hais la bouffe, je pourrais en pleurer presque. Je vais manger tout le week-end je le sais, c'est une malédiction pour moi. Je voudraisme ressentir vide, avec un mal de crâne attestant de cette plénitude du vide. Maintenant, il me faut attendre lundi. Après, j'aurais 4 semaines avant les vacances pour savourer ce vide. Vivement, lundi !
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Vendredi 14 Septembre 2007
Par Sisyphe, Vendredi 14 Septembre 2007 à 16:01 GMT+2 dans Mes troubles du comportement alimentaire
Voici mon programme alimentation sur la fin du mois de septembre :
En orange : mes jours à 1000/1100 calories
En vert : mes jours à moins de 600 calories
En violet : le jour de la grosse et damnée bouffe familiale
Mes jours orange comprennent :
Un petit déjeuner : yaourt et café
Un déjeuner : plat (féculent+viandes/poisson), tomates, yaourt
Un dîner : légumes, tomates, salade, yaourt
Mes jours verts comprennent :
Un petit déjeuner : yaourt et café
Pas de déjeuner
Un dîner : légumes, tomates, salade, yaourt
Poids actuel : 43.6kg
Poids visé pour le 29 au matin : 42.6kg

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Par Sisyphe, Vendredi 14 Septembre 2007 à 15:20 GMT+2 dans Mes troubles du comportement alimentaire
J'aurais pû l'éviter. 1427 kcal de chocolat. Ouais, moi je compte pas ce que je mange en gramme. Le pire c'est que j'ai eu aucun plaisir. Et je me sens faible mentalement, et je crois que ce qui devient le plus insupportable au fil du temps c'est cette perte de contrôle, et cette sensation d'avoir perdu le fil d'Ariane, de ne plus être continuelle dans ce que j'entreprends, d'avoir une cassure dans le régime. Chaque crise est une déception pour moi, une perte de force mentale, impression de ne plus arriver à séparer le mental de mon corps. Mon corps dit oui aux aliments, ma tête dit non, et quand ma tête dit oui ils sont tous deux reliés par ce pont qu'est la nourriture. Je me sens sale et impure d'avoir tout ça dans mon corps. Chaque gramme perdu est une conquête que mon esprit a sur mon corps. Ce toute façon, il y a qulque chose de beaucoup plus cérébral que la recherche de perdre du poids, une envie de contrôle de possesion, de toucher l'intouchable, s'élever dans les airs, d'atteindre l'infini...
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Jeudi 23 Aout 2007
Par Sisyphe, Jeudi 23 Aout 2007 à 21:45 GMT+2 dans Mes troubles du comportement alimentaire
Je pensais vraiment que j'avais tout exploré dans ma boulimie : crises, potomanie, vomi, détournements de médicaments, cigarettes, caféine à gogo, restrictions draconniennes, pertes et prises de poids. (Liste non exhaustive, mais en gros c'est ça !)
Mais j'avais jamais pensé que je pouvais être accro au vomi. En fait, ça ressemble un peu à l'automutilation que je pratiquais : Je pensais des jours à l'avance aux coupures que j'allais me faire. Puis, je le faisais, quand j'étais seule. Pour le vomi, c'est pareil : ça faisait des jours que j'avais envie de me faire vomir, je suis sortir cet après-midi, ai acheté un panini, je n'ai pû qu'en manger les 2/3 et je suis allée me le faire vomir. J'ai pas vomi beaucoup mais ce n'était pas le but. J'avais besoin de refaire le geste, de resentir le réflexe nauséeux, la nourriture qui remonte dans la bouche, voir ce vomi comme une victoire, le sentir glisser sur mes doigts. Vous devez sûrement trouver ça dégoutant mais moi ça ne me fait rien de voir ça. C'est même pas du vomi que je vois, mais de la nourriture, des calories en moins qui ne seront pas ingérées par mon corps. En même temps, cette fois-ci ce n'était pas tellement des calories que j'évacuais.
En fait, c'est comme l'automutilation, au début on le fait pour évacuer une souffrance et très vite ça devient une habitude, sans raison précise, juste parce que il le faut, on en a besoin.
PS : Je pourrai pas écrire d'articles, ni aller sur vos blogs jusqu'en septembre pour cause de vacances !!!
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Mercredi 8 Aout 2007
Par Sisyphe, Mercredi 8 Aout 2007 à 22:00 GMT+2 dans Mes troubles du comportement alimentaire
Ce matin, je me suis pesée : 44.4 kg soit le même poids que je fesais le mois dernier. Ca va, je pensais que j'avais passé la barre des 45. Niveau alimentation, c'est plutôt facile pour le moment : je mange ce qu'on me donne, c'est à dire 1 000 calories/jour. J'ai remarqué qu'il me faut à peu près 10/15 jours pour perdre un kilo, en clair à la rentrée des classes j'espère être dans mes 42 kg. En tout cas, au moins 43 kg. Je pense que c'est faisable. Enfin, je verrai.
Sinon, je fais toujour mon heure habituelle et quotidienne de stepper plus ma centaine d'abdos. En ce moment, j'ai vraiment un gros complexe avec mon ventre. Il est toujours trop gonflé je trouve, pas plat du tout et encore moins musclé. Ca fait la moitié de ma vie que mon ventre est mon plus grand complexe physique. Même à 40kg, j'avais toujours de la brioche, mais aujourd'hui je suis plus motivée que jamais pour faire des abdos. Ca prendra le temps que ça prendra, mais un jour j'aurai le ventre plat.
Demain RDV à la banque, pou ouvrir un compte pour les remboursements de la Sécu étudiante. Ca m'ennuie déjà rien que d'y penser :/
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Samedi 21 Juillet 2007
Par Sisyphe, Samedi 21 Juillet 2007 à 21:20 GMT+2 dans Mes troubles du comportement alimentaire
Je crois que lorsqu'on fait une bêtise, on finit toujours par en voir les mauvaises conséquences. Même si on fait une bêtise avec soi-même, notre corps peut réagir et nous punir. C'est ce que fait mon corps, il me punit de ces 5/6 semaines de restriction, où j'ai perdu 2.4kg.
Ce matin, je vais aux toilettes, et je vois du sang sur mon slip. Au début, je ne comprends pas, j'ai même eu peur en pensant que pouvait provenir de la vessie. Il s'avère que ce sont mes règles, tout simplement, mais la dernière fois que je les ai eues ça date du 1er juillet, alors si on fait le calcul ça ne fait que 3 semaines la dernière fois que je les ai eues. C'est pour ça que je me suis inquiétée, je ne les attendais que pour la toute fin du mois de juillet. Je m'inquiète toujours un peu, car à part quelques boutons sur le front, je n'ai eu aucun signe avant-coureur; pas de syndrôme pré-menstruel, ni de maux au ventre. Et de +, je trouve mon flux un peu trop léger. Pourtant, j'ai tout de même un IMC de 19.
Je suis pas dans la m*rde, ça y est, ça commence à se dérégler. Ca avait fait exactement la même chose en octobre 2005 quand je pesais 41kg. ahhh ! J'aime pas ça ! Il y a 2 ans, mes règles étaient redevenues normales le mois suivant mais c'était parce que j'avais crisé une semaine non-stop et j'avais repris 3 kg. Je ne sais même pas si c'est le fait de perdre trop de poids d'un coup ou de manger moins qui fait que les règles deviennent irrégulières ou s'arrêtent. J'espère que c'est la 2ème proposition.
Ce qui est le + embêtant dans l'affaire c'est qu'une fille de mon âge qui n'a plus ses règles, c'est tout de suite louche.
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Mercredi 18 Juillet 2007
Par Sisyphe, Mercredi 18 Juillet 2007 à 14:42 GMT+2 dans Mes troubles du comportement alimentaire
43.2 kg
Ce nombre me résonne dans la tête. Je suis contente !
Enfin, mon poids baisse ! Je me suis pesée 15 fois ce matin, j'en revenais pas. Trop contente ! En +, j'ai pas crisé depuis une semaine et un jour ! Il faut, que je continue dans ce sens... Courage !
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Dimanche 15 Juillet 2007
Par Sisyphe, Dimanche 15 Juillet 2007 à 22:46 GMT+2 dans Mes troubles du comportement alimentaire
Oh, là, là ! Comment, je me suis trop bien arrangée pour manger peu, aujourd'hui. Tout simplement, j'ai mangé un ptit dèj' plutôt qu'un déjeuner. Mes parents n'ont rien dit surtout que je me suis levée il était plus de 11h30. Mes parents aussi d'ailleurs ! Donc, en clair j'ai mangé à midi 2 yaourts et une pomme, au goûter un abricot et un yaourt et le soir des légumes et un yaourts ! Pour un total de 700 calories environ ! Je suis trop contente !
Et en musique, j'ai mis "Paper bag" de Fiona Apple, ça traite des troubles du comportements alimentaires, c'est pour ça que j'aime bien cette chanson et la choré du clip va trop bien avec la musique !
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Mardi 10 Juillet 2007
Par Sisyphe, Mardi 10 Juillet 2007 à 12:10 GMT+2 dans Mes troubles du comportement alimentaire
Il y a certains points sur ma dépression dont je crois que je ne pourrais jamais en faire part. Ce n'est pas que je ne veux pas en parler, mais c'est que je suis incapable d'en parler. Cela concerne l'état dépressif en lui-même, dans son horreur la plus absolue, et ma tentative de suicide.
Je ne peux pas car l'état dépressif, je n'ai jamais su le décrire ni pour mes proches, ni pour mon psy. Et ma tentative parce que je l'ai faite de façon si froide qu'en fait, qque part ce n'était pas vraiment moi qui l'ai faite.
Entre fin mai 2004 et la fin août 2004, je ne me souviens que peu de choses.
Ma tentative de suicide, je l'ai faite en avalant des médocs, mes parents ont été très tristres, j'ai eu trè mal au ventre, j'ai vomi pendant 3 jours et on m'a mis sous perfusion pendant environ une trentaine d'heure.
Après, j'ai vu un psy, je l'ai trouvé con et la 1ère chose que je lui ai dit a été : "je suis dépressive". Au moins, ça avait le mérite d'être clair. Après, très vite il m'a donné des anti-dépresseurs. Heuresement, d'ailleurs, sinon, je ne sais pas comment j'aurais pu ne pas recommencer. Ensuite, tout s'est enchaîné. La rentrée des classes, j'étais tellement démoralisée par ça que cette année-là j'ai pas travaillé. Et, puis de nouveau je me suis faite insultée, la mutilation a repris de plus belle cette fois, pas en profondeur mais en quantité et en fréquence à raison de 3 fois par jour. Et puis mescrises étaient toujours là, surtout le samedi matin car j'avais cours, et comme je ne commençais qu'à 9h, j'avais tout le loisir e me faire vomir pendant une demi-heure avant les cours.
Et puis, c'est devenu très vite l'enfer dans ma tête. Je ne planais plus comme au début où je prenais les anti-dépresseurs. J'étais frustrée par rapport à ça.
Avec les jeunes, je ne m'entendais pas. J'étais cynique, je haïssais les gens, et ça me rendait malheureuse. Et, pour couronner le tout, ce bâtard, de Tristan qui était dans ma classe m'insulatait, de Gouloum et de sorcière 10 fois par jour. Et, ça m'a fait pêter des plombs. J'ai tenté de l'agresser en classe d'anglais, mais j'ai pas réussi. Je me suis fait virée 3 jours et pendant ces 3 jours j'ai réfléchi, réalisé que ma vie était une merde et j'ai décidé de quitter la formation générale et de faire un bac techno plutôt qu'un bac général. Et puis aussi, de convaincre le psy, d'arrêter les anti-dépresseurs.
Et, ça a commencé d'aller beaucoup mieux.
Puis, après avec la classe on est parti en Angleterre. Ils m'ont virée 3 jours et ne m'ont pas puni de voyage. Heuresement, car ce fut un voyage fantastique pour moi. On n'avait pas le droit de sortir seuls quand on était en excursion, avec la classe, mais moi je m'en foutais royalement et passait des après-midi entiers seule, dans les rues de Manchester et de Liverpool.
En revenant en France, je me suis rendue compte que j'étais bel et bien guérie de la dépression nerveuse. C'était le 17 avril 2005. Par contre, ce fut aussi ce jour-là, où je montais sur la balance et ai vue le poids horrible de 46.6kg. Et depuis ce jour je suis plus que jamais obsédée par mon poids...
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Samedi 7 Juillet 2007
Par Sisyphe, Samedi 7 Juillet 2007 à 22:33 GMT+2 dans Mes troubles du comportement alimentaire
Cette partie de ma vie se passe en avril 2004 lors d'un voyage en Allemagne où je suis logée chez une correspondante pour 10 jours.› lire la suite
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Vendredi 6 Juillet 2007
Par Sisyphe, Vendredi 6 Juillet 2007 à 14:09 GMT+2 dans Mes troubles du comportement alimentaire
Ma dépression a commencé avant ma boulimie. Ma dépression a débuté en novembre 2003 et ma boulimie en février 2004.
En cette fin d'automne, j'avais 14 ans et demi et je me rendais bien compte que qqchose ne tournait pas rond en moi. Tout d'abord, depuis la rentrée des classes, et cette année là, j'étais rentrée en 3ème, j'étais devenue beaucoup moins bavarde qu'auparavant. En classe, je parlais très peu, j'étais comme repliée sur moi. Ces deux choses ci ne m'ont particulièrement pas dérangée. Non, ce qu'il y avait de plus embêtant était de passer, des samedis et dimanches après-midi à ne rien faire et à sentir un vide oppressant dans ma tête, qui m'enlevait tout plaisir. Cet anhédonisme était le premire symptôme de ma dépression, mais je n'en savais encore rien. Seule, la bouffe me faisait sortir de cet anhédonisme, et j'attendais avec impatience l'heure du goûter et du dîner. Et sans le savoir, je m'approchais petit à petit de la boulimie.
En ce mois de novembre, on nous avait demandé si un voyage en Allemagne avec un autre collège nous tentait. Moi, je n'étais pas partante, mais les 2 copines de mon collège qui y allaient et mon père m'ont poussée à y participer.
Et là, j'ai eu très peur. Peur de tomber sur une mauvaise famille, peur de ne pas arriver à m'intégrer et peur de la mort. J'ai passé des moments terriblement angoisée des soirs entiers seules dans mon lit.
Février 2004 : Réunion avec de préparartion du voyage avec les élèves de l'autre collège que nous ne connaissons pas, mes 2 copines et moi. Avec les parents, évidemment.
Avant, d'aller à cette réunion, je suis seule chez moi. Et là, c'est le vide, du fond de mes entrailles pas dans ma tête, cette fois. Je décide de manger, pour m'apaiser. De la brioche, des biscuits, du Nutella. Je compte les calories : 600. Je réalise que c'est beaucoup, que je vais grossir. J'en ai peur et c'est la 1ère fois que j'ai peur de prendre du poids. J'ai mal au ventre, j'ai mangé trop vite. C'était ma première crise de boulimie, mais je n'en savais rien à ce moment....
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