Pour la/le dénommé(e) Mary, les chansons ont peut les prendre dans tous les sens qu'on veut. Pour moi, c'est pas une histoire d'amour et pour cause puisque je n'en ai jamais eues, alors il est évident que je rapporte les paroles à qqchose qui m'est plus familier et en l'occurence, les troubles du comportement alimentaire. "La faim blesse, mais s'affamer marche, ça coûte trop à aimer". Prenez la phrase comme vous voulez. Quoiqu'en anglais, je trouve qu'elle rend mieux, tout de même...
Aujourd'hui, grosse journée de m*rde. Le jour d'hier à 700 calories c'était trop beau pour que ça dure. Rien que de penser que je risque de manger du riz ou de la semoule avec de la viande demain, ça m'énerve, je suis en train de faire craquer ma cheville par énervement, et j'ai presque envie de pleurer. Je ne veux plus manger tout ça, c'est trop, beaucoup trop, pour moi désormais. Je voudrais tellement peser ne serait-ce que 41/42kg. Je n'ai plus faim, rien ne me fait plus vraiment envie. Ca fait un mois que je me restreins au plus-bas que je peux sans faire émettre des soupçons à mes proches. C'est à dire 1 000 calories. Je sais que c'est peu pour les gens normaux mais pour moi c'est trop. Je n'ai perdu que 1.2 kg. Et, ça fait 10 jours que j'ai le même poids. Ca me fait ch*er. Et je croise les doigts en pensant à la rentrée, en espérant que mes parents ne me forceront pas à rentrer le midi. Sinon, je ne suis pas prête de perdre du poids.
Quoique dans un an, seule en Angleterre, qui me verra manger ?
Sinon, j'ai reçu le dossier de l'école avec toutes les formalités administratives. Ma mère l'a regardée avec moi pendant une heure. Elle me disait : "T'iras voir à la Sécu !". Et moi, je pensais : *T'as qu'y aller, tu te connais mieux que moi dans ces c*nneries administratives*. Bien sur, je me suis tue. Et puis, après, ça a été au tour du prélévement automatique avec l'accompte déjà versé, elle savait pas combien, ça ferait le 1er mois à payer. Voilà, sous prétexte que j'ai 18 piges, c'est moi qui doit aller me renseigner alors que ce sont mes parents qui versent le blé. En clair, comprenez, qu'ils n'ont pas envie de se déplacer ou de téléphoner.
C'est comme au mois dernier, lors de la réunion pour la présentation du pôle BTSA et de la formation. Tous les élèves sans exception; étaient accompagnés de leurs parents. Sauf moi ! Je me suis trouvée c*n au début, puis après ça a été, parce que je trouvais que je me substituais bien mes parents par moi-même car j'étais la seule élève à poser des questions, alors que, les autres questions étaient posées par des parents et non pas par des élèves. Franchement, j'ai trouvé mes futurs collègues de classe, trop renfrognés et trop ados. Parce que, quand par exemple,un prof faisait une remarque qui fait sourire avec un petit gloussement, vous savez, une sorte de demi-rire ou de sourire oral et expressif, et bien, j'étais la seule jeune à faire ce demi-rire, les autres qui le faisaient étaient les parents. Parfois, je trouve que j'ai un comportement d'adulte. Je me trouve très calme et posée. Je suis aussi sérieuse, on me le dit souvent et je pense que ça joue beaucoup sur l'appréciation de mon âge. Pourtant, ma mère dit que je m'habille comme une ado de 15 ans. Elle a raison, elle préférerait que je mette une espèce de tunique longue tendance avec un décolleté (oui, ça j'ai, malheuresement) et des nus-pieds (non, j'en ai pas, faut pas déc*nner, non plus !). Perso, je préfère mes chaussures de skaters et mon sweat blanc à capuche, façon hip-hop ou R'n'B un peu. Ou encore mieux, un sweat de mon frère qui est bien large, et qui cache toutes mes formes. Ca, c'est le top. Et malgré ça, je suis sûre que les gens me donnent la vingtaine. Comme quoi, l'habit ne fait pas le moine !
C'est ça mes 18 ans : l'apprentissage des formalités administratives, un pas de plus vers le monde des adultes, mais un pieds un peu en arrière dans le monde de l'adolescence, avec comme problème majeur mon poids. Il y a 10 ans, je pensais qu'avour 18 , c'était avoir la belle vie. Eh, ben, non !