Solitude d'une asociale qui devraa ne plus être seule.
Aujourd'hui, ça fait un an jour pour jour que je suis seule, enfin je veux dire sans amis. On m'a abandonnée à cause de mon homosexualité, parce que j'étais très amoureuse d'une copine et très jalouse du gars qui tournait autour du groupe. Ce type j'aurais dû apprendre à le connaître, mais j'osais pas je trouvais qu'il connaissait déjà trop bien, celle qui d'entre nous était interne car lui aussi il était sous ce même régime.
Evidemment, ces filles trouvaient que je n'étais pas assez ouverte et que j'avais tendance à renfermer le groupe sur lui-même. Mais, une fois que j'ai des copines, c 'est bon, tout ce qu'il y a autour je m'en fous royalement, sous prétexte. C'est faux, archi-faux ! C'est une belle connerie. Il faut toujours chercher à connaître plus de gens car sinon je suis à la traîne et on me lâche. La preuve en est que je n'ai appris à ne connaître les gens de ma classe que cette année alors que ma formation a duré deux ans. Plus je connaîtrai et sympathiserai avec des gens mieux ce sera ! Enfin, en apparence. Mais l'apparence dans le domine du social est très importante. Au moins je pourrai entendre de la part des profs et de mes parents que je suis intégrée, que je suis sociable, que je suis ouverte... Enfin bref, tout le contraire de ce que je suis, mais je m'en fiche puisque le principal dans ce domaine là, c'est de 'faire style que' et même mieux de 'faire croire que'.
Ainsi, j'irai pour la première fois en boîte de nuit, n'osant boire de l'alcool à cause des calories alors que j'aurais dit à tout le monde que je ne buverais pas parce que je tiens à garder ma lucidité. Alors, je fumerais clopes sur clope car j'ignore si j'oserais danser, sur une musique techno qu'ils n'appellent pas de la techno (enfin, bref, pour le nom du style du musique, passons), que moi je qualifierais 'de merde', car évidemment personne n'aura voulu venir avec moi voir un concert de black métal. Normal, je traînerai avec des beaufs, qui écouté ce qu'on leur diffuse à la radio, et qui qualifient le métal comme une musique de drogués. Au niveau des potes on ne peut pas tout avoir : la quantité ou la qualité ! Evidemment, le premier choix est le + facile à dégoter.
J'attendrais qu'un(e) ami(e) de qualité pointe son nez un jour avec qui j'aurais une amitié exclusive. C'est ça que j'attends en ce moment, je le sais. J'ai déjà connu l'amitié exclusive, c'est vraiment ce qui me rend heureuse. Qqn qui m'écouterait et me comprendrerait avec qui je n'aurais pas besoin de me cacher ou de m'enfuir pour vivre ma boulimie.
Car sur le plan social, ma boulimie est un fardeau. Fuir pour manger et vomir, mentir en disant que si je mange peu à la cantine c'est parce que ça me dégoûte ou parce que j'ai bien mangé ce matin. Ne jamais oser proposer ou accepter une invitation au McDo par peur des calories, ne plus sortir pour faire du stepper tout l'après-midi. Se détacher au fur et à mesure d'un groupe parce que la boulimie a pris le dessus. Comment je vais faire, j'ai vécu ma boulimie de manière intensive cette année parce que j'étais seule, j'avais tout le temps. Il n'y avait pas besoin de fuir. J'ignore totalement comment je vais gérer ça. Je ne peux pas rester indéfinnement seule. Parce que être ermite dans notre société, c'est impossible.
Voilà. 3 ans de boulimie et l'envie de m'éclipser sans prévenir pour aller faire un tour au supermarché du coin, ou passer (longuement) aux toilettes. Ou comment ne pas s'intégrer dans un groupe et ne connaître personne et ne même pas avoir un ami ?
Par Sisyphe, Samedi 2 Juin 2007 à 21:57 GMT+2 dans Carpe Diem (article, RSS)

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