Gâchée
Je suis contente que vous ayez été réactif sur mon texte politique. Ca prouve que vous l’avez lu, et c’est ce genre de textes que je veux qu’on lise de moi. [Peter pan, j’aurais pu parier au moins 10€ que tu allais commenter sur cet article !]
Je passe vraiment une semaine de merde. Tout d’abord, parce que j’ai un mal fou à me concentrer sur mon travail scolaire sans que je puisse trouver la raison. Secundo, parce que le fait d’avoir séché le cours de sport mardi, me rappelle mon passé dépressif. Comment ça ? Parce que j’ai été collée, et que ça m’a fait chialée en me rappelant que si j’étais restée dans mon lycée de bobos, je n’aurais pas été collée et que dans ce putain de lycée agricole, c’est la tôle et que pour finir si je suis dans ce bahut c’est parce que j’ai gâché ma vie. Je gâche encore et toujours ma vie. Je ne vis qu’avec des regrets. Combien de fois je me lève le matin en me disant que si j’avais eu le courage de parler de ma dépression, je m’en saurais sortie plutôt et que par conséquent j’aurais réussi ma 2nde et que je serais passée en 1ère ES. Et qu’aujourd’hui j’aurais l’ambition d’entrer à la fac d’anglais ou en BTS tourisme. Et que je ne serais pas si solitaire, une vie sociale remplie, mais non j’ai tout gâché ! Je n’ai plus de rêves, ni d’ambitions je vais faire un BTSA par défaut, tout comme mon bac que je fais par défaut. J’ai l’impression qu’un bac technologique ne vaut pas un bac général, qu’un BTS ne vaut pas un diplôme universitaire.
Je ne sais pas où je vais, je n’arrive pas me voir dans les 10 prochaines années. Pas d’envie de métier, ni d’envie d’études précises. Je ne sais même pas ce qui me retient sur Terre. Peut-être est-ce à cause de la promesse de ne pas faire un autre suicide que j’ai faite à mes parents et depuis la découverte de l’absurde en lisant Camus et Sartre. Non, c’est la lecture de ces livres qui m’a fait comprendre que je dois rester vivante, vivre ma vie à travers des objectifs que je réaliserai un par un. Je suis une personne absurde, je refuse désormais le suicide et ai même conscience de ma propre existence. Mais ça ne me satisfait pas toujours quand je me prends en pleine face mes regrets et mon passé.
Et le fait que je mange si peu pour perdre du poids peut-être considéré comme un objectif ? Ouais, peut-être après tout… Je n’ai vomi qu’une fois cette semaine hier, parce qu’il y avait des frites et c’est je pense mon aliment préféré en tout cas celui dont je ne peux résister. Sinon, je ne bouffe quasiment plus rien à part le soir et encore les ¾ du temps mes parents préparent des légumes, je ne vais pas me plaindre ! J’ai déjà perdu quasiment un kilo, je ne sais pas combien je veux en perdre, je ne sais pas combien de temps je vais tenir ainsi. Je n’ai jamais une force aussi puissante en moi qui me pousse à perdre du poids depuis au moins plus d’un an. Il y a des fois je m’en réjoui, et des fois où ça me fait mal. Mais je sais que ce n'est pas qqchose d'innocent....
Par Sisyphe, Jeudi 22 Mars 2007 à 14:19 GMT+2 dans Carpe Diem (article, RSS)





