Mon cerveau me joue des tours
Sortie de trois semaines d'enfer de pensées et reflexions nutritives. Car ces pensées me bouffent plus que le fait. Car ne pas manger est une chose mais réflechir à la nourriture en est une autre. Ca me vide de ma joie et me remplit de peurs. Et de tristesse aussi. Car être au bord des larmes pour une part de pizza...
Bref, ça fait du mal, plus que du bien, même si j'ai perdu un kilo, ça n'en vaut pas la chandelle. Aujourd'hui j'ai mangé plus qu'hier, mais moins que le mois dernier. Je ne suis pas prête à remanger totalement normalement. Quand je vois ce que mangent les filles de ma classe à la cantine, ça me fait peur, d'autant plus qu'elles sont bien plus charnues que moi.
Je suis blasée. Du lycée, des gens... Je voudrais enfin être étudiante, même si je sais que je ne serai qu'une étudiante 'bâtarde' parce que je ferai un BTS. il faut absolument que je quitte mon lycée paumé pour aller à l'Ecole Supérieure de l'Agriculture. Pas loin de chez moi, en plein centre-ville et bien desservie par les bus, s'il vous plaît !
Il faut aussi que je me briefe sur le fait que je serai obligée de nouer des relations sociales avec les autres étudiants, le milieu professionnel. Car si ma solitude , je ne l'ai pas choisie, j'ai fini par m'y faire et à l'apprécier. Elle me pose tout de même des problèmes car à être seule on est jamais renseignée sur telle ou telle info, passe pour une marginale ou déprimée...
Non, le pire c'est tout simplement de me renfermer trop sur moi-même que je n'arrive pas à me reconnecter facilement à la réalité. J'oublie souvent de dire 'pardon' ou 'bonjour' mais ce n'est pas parce que je suis insolente mais parce que je fais abstraction de se qui se passe autour de moi et je ne m'en rends pas toujours compte.
Parfois ma pensée se dédouble, je peux lire un cours de façon très concentrée et penser à autre chose en même temps. Ou bien ne pas entendre ce que les gens me disent même si ils me parlent directement ou fixer un point dans une pièce pendant des minutes entières en pensant à rien sans que je puisse décider de façon consciente le moment où mon regard se dérobera de cette fixation.
Par Sisyphe, Mercredi 31 Janvier 2007 à 21:55 GMT+2 dans Carpe Diem (article, RSS)




